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Sur le tournage du film «No pasaran»ï¿½ avant de traverser la route, l�oursonne «Julia» s�est arrêtée au feu rouge�
 La dernière scène du film «No Passaran» a été tournée le 14 octobre dernier dans la rue de l’Oppidum à Saint-Jean-de-Verges.
Cette dernière séquence qui mettait en scène «Julia», une oursonne de presque 9 ans, impliquait également un feu tricolore de la circulation routière.
Tout cela peut sembler paradoxal et pourtant, Eric Martin, l’un des co-réalisateurs du film, expliquait: «ce film a été totalement inspiré de ce qui s’est passé dans la vallée d’Aspe, où l’on a construit une route dans l’une des plus belles vallées d’Europe et où l’on a construit aussi le tunnel du Somport.
Comme je suis de là-bas et qu’à l’époque j’avais participé activement à la lutte anti-route, je me suis dit, c’est une histoire universelle, c’est ce qui va arriver partout.
C’est déjà arrivé dans les Alpes, cela va arriver dans les Pyrénées, et j’ai pensé que c’était un très bon départ de comédie. Evidemment ce n’est pas une comédie militante comme j’ai pu le lire de temps en temps dans les journaux ici, c’est vraiment une comédie surréaliste»
A propos de la scène tournée à St-Jean-de-Verges Eric Martin précisait: «aujourd’hui, on va se moquer un peu des politiciens qui ont toujours tout prévu […] Même lorsqu’ils veulent dompter la nature comme cela a été le cas en vallée d’Aspe notamment, où des imbéciles de politiciens avaient décidé de créer des tunnels pour que les ours passent sous une route.
Nous sommes en train de recréer ce qui a été fait en vallée d’Aspe. C’est tellement stupide que cela nous a fait rigoler de voir un ours qui s’arrête à un feu rouge et qui passe dans le tunnel lorsque le feu est vert. Ce sont des idées qui naissent, dans des cerveaux malades de certains élus»
Pour revenir à «Julia», la star de cette séquence, il s’agit d’une charmante demoiselle «Grizzly» d’Amérique du Nord qui est née en 2000 dans un parc zoologique de Belgique. Il s’agit d’une 5ème génération née en captivité.
Aujourd’hui, «Julia» est un nounours de 200 kg, mesurant debout plus de 1,80 m. Frédéric Chéneau, son dresseur, son meilleur copain, interrogé sur la particularité de «Julia» expliquait: «c’est un Amour! […] Un ours exceptionnellement gentil et affectueux […]
Cela se dresse facilement si on veut parler en capacité de compréhension et parce que c’est un animal extrêmement intelligent. Maintenant il faut garder à l’esprit que c’est un grand prédateur et que cela reste un animal dangereux»
Dans le domaine des conditions de tournage, il indiquait: «on tourne une seule journée et on va essayer de tout faire […] Julia peut être fatiguée au bout d’un moment. On va lui aménager des temps de pause […] Une grosse sieste à midi […] On fera ce qu’il faut pour qu’elle soit en forme toute la journée»
Interrogé afin de savoir s’il avait spécialement dressé Julia pour le film, Frédéric Chéneau déclarait: «oui! J’ai répété deux petites choses parce qu’il y a des trajets relativement difficiles à faire […] Le tournage se fera avec l’animal en complète liberté, avec juste un parc électrifié autour […]
A noter que le tournage de ce film accueillait depuis début août, une dizaine d’ariégeois originaires de Lavelanet, Foix, Tarascon et du Couserans, en qualité d’intermittents du spectacle, pour la régie, les décors, la mise en scène et la logistique.
Ce film, qui sortira sur les écrans en 2009, a nécessité la présence de 35 techniciens et a mis en scène jusqu’à 250 figurants.
Photos: ©AriegeNews 2008 |
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auteur: MP | publié le: 15/10/2008 |
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