Congrès du PS: les caciques ariégeois gardent la main
 Il y avait incontestablement un parfum de bataille d'Hernani, anciens contre modernes, appareil contre base, dans la lutte fratricide que se sont livrés, ces dernières semaines, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, sous le regard de Martine Aubry aux soutiens hétéroclites, et de Benoit Hamon, héraut de la gauche du parti.
L'Ariège est assez représentative de cette dualité puisque la grande majorité des élus, avec à leur tête Augustin Bonrepaux, Jean-Pierre Bel et Henri Nayrou, avaient appelé à voter pour la motion soutenue par Delanoë, Hollande et Jospin, tandis que celle de l'ex-candidate à la fonction présidentielle était portée par la jeune garde ariégeoise, représentée entre autres, par Michel Teychenné et Kamel Chibli.
Contrairement au plan national qui a vu la vague «Ségolène» balayer le maire de Paris, pourtant favori, les socialistes locaux sont restés fidèles à la ligne incarnée depuis plus de dix ans par François Hollande en plaçant la motion A en tête avec 393 voix, soit un peu plus de 40% du millier de votants ariégeois.
Par contre, si la motion «E» sauve la mise en se plaçant à seulement 71 voix du premier, regroupant 32,89 % de votes, Martine Aubry et Benoit Hamon ne décollent pas vraiment avec respectivement 13,28% et 12,77% des voix.
Comme prévu, «Pôle écologie» et «Utopia» se contentent d'exister avec moins de 1% des voix à eux deux.
A noter la participation, que l'on peut qualifier de massive, des adhérents ariégeois qui ont été 70,93% à participer au vote contre 55% au plan national, prouvant ainsi que la démocratie participative fonctionne particulièrement bien dans le département réputé le plus socialiste de France.
Photo montage: ©AriegeNews 2008 |