Lavelanet fête ses «quinquas»
 Peut-être parce qu’ils étaient las de n’entendre parler que des mythiques «soixant’huitards», ces utopistes chevelus qui croyaient faire la fête et qui n’ont réussi finalement qu’à rater une vraie révolution, les édiles lavelanétiens ont décidé de fêter, en grandes pompes, leurs «cinquant’huitards»
Disons tout de suite que la soirée fut belle et que les quelques cent soixante dix «pas-encore-anciens», mais «plus tout-à-fait très-jeunes», ont su démontrer qu’ils avaient parfaitement gardé le sens de la fête.
La nostalgie était au rendez-vous, bien sûr, et le maire de Lavelanet, Marc Sanchez, ne manqua pas de rappeler ce temps béni (?) des classes de primaire où il faisait bon, même si alors, on n’en avait pas conscience, sentir l’odeur de la craie crissant désagréablement sur le tableau, cette époque où le tablier restait, pour quelques temps encore, de rigueur, et où l’autorité des maîtres n’était toujours pas contestée.
«Le mitan de la vie, notait ce néo-lavelanétien, reste finalement un de ces moments privilégiés où l’on peut faire le point, se retourner sur ses rêves, mais garder encore des envies, réalisables, pour demain»
Et c’est vrai que les retrouvailles, les (re)découvertes, les souvenirs des amours anciennes, les chagrins et les joies qui vont avec, trouvaient là un terreau propice à un certain vague-à-l’âme, mais aussi, et surtout, propices à s’enivrer d’une fête que l’on ne renouvellera que dans cinquante ans… pour le centenaire.
Crédit photo: Guy Miquel |