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Le collectif Ariège sans Wimax ni Wifi s'invite à l'inauguration du réseau haut débit
15/10/2009 | 20:21
© MidiNews 2009

«Nous amenons un autre note à cette inauguration et nous souhaitons demander un rendez-vous à Augustin Bonrepaux pour lui remettre une pétition et les études réalisées en relation avec Bio-Initiative sur les méfaits des ondes électromagnétiques, explique Dominique Masset.

Aujourd’hui, nous sommes loin d’être persuadés de l’innocuité du Wimax et du Wifi qui, d’après des études indépendantes, représentent des risques sanitaires majeurs […]

Aussi dans le doute on s’abstient, nous demandons selon le principe de précaution de base d’arrêter le déploiement de ce réseau dans l’Ariège et de le remplacer par des installations moins nocives
»

Aux côtés du maire de Montagagne, qui n’en est pas à sa première croisade (il s’est à plusieurs reprises positionné contre les OGM et proche des faucheurs volontaires), Françoise Matricon, qui exprime elle aussi ses craintes:

«Mais pour ce problème on peut revenir en arrière même si c’est un peu plus cher, il existe des solutions alternatives» ou Jean-Pierre Delorme, du Comité Ecologique de l’Ariège qui s’est illustré récemment lors du combat mené contre les chasseurs ariégeois:

«C’est une alerte citoyenne que nous avons déclenché, il y a des risques, il faut en tenir compte […] depuis 95 les scientifiques prennent des précautions par rapport à ces ondes»

Augustin Bonrepaux, interpellé par cette cinquantaine de manifestants a dit son étonnement de les voir le jour de l’inauguration de la fin des travaux:

«C’est un projet qui a démarré en 2003, je n’ai jamais mis la population ariégeoise devant le fait accompli, nous avons organisé des réunions sur le terrain pour expliquer ce projet […] A moins d’être sourd et aveugle à la fois, il était impossible de passer à côté de cette information»

Comme l’a indique le président du Conseil général par courrier du 29 avril 2009 à Yves Mager, de l’association «Robin des Toits» qui a pris largement part à cette campagne d’abaissement des expositions aux ondes électromagnétiques:

«Ce qui importe, c’est d’éviter que notre territoire ait à supporter le poids et les conséquences d’un nouvel handicap lié aux difficultés d’accès au haut débit numérique et donc aux multiples usages qui vont se développer très rapidement»

Rappelant que dans le projet du Conseil général de l’Ariège, le réseau filaire est largement utilisé mais que «compte tenu de la configuration et de la densité très faible de la population, le réseau hertzien est objectivement incontournable malgré toutes vos réserves.

Cette solution technique va à l’encontre de votre raison d’être militante. Encore une fois, je respecte cela, mais vous devez aussi convenir que le réseau mis en place est conforme aux normes sanitaires.

Votre combat vise à les faire modifier, c’est l’objectif que vous vous êtes personnellement fixé avec votre association. Pour une collectivité locale comme le Département de l’Ariège, rentrer dans un débat de fond est hors propos.

Il est aisé de constater que votre association s’intéresse à notre territoire au moment du déploiement d’antennes Wimax. Pourquoi n’y a-t-il pas eu de réaction lors du déploiement de la télévision analogique, des stations radios, des antennes pour les fréquences des services de secours et de sécurité, et même pour la téléphonie mobile?

Votre position sera-t-elle identique pour l’équipement de la TNT ou avez-vous choisi votre cible sur le seul Wimax?
»

Pour le président du Conseil général, conforté par 90% de la population, les options prises pour réduire la fracture numérique et pour développer le territoire sont les meilleures pour l’avenir.

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publié le: 15/10/2009 | 20:21 | Lu: 22410 fois