Les chasseurs de montagne en Assemblée Générale
31/08/2012 | 18:55
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chasse Ouverture de la chasse à l'isard dans la réserve d'Orlu

Jeudi soir s’est tenue dans les locaux de la fédération des chasseurs de l’Ariège la traditionnelle Assemblée Générale des chasseurs de montagne présidée par Paul Tort, président de l’ACCA d’Ustou.

La chasse en montagne constitue dans le département une tradition séculaire qui remonte aux temps les plus reculés, «une chasse emblématique» selon les propos de Paul Tort.

«Beaucoup de chasseurs de la plaine montent à la montagne, cela constitue les deux tiers de la population des chasseurs ariégeois, à cela il faut ajouter les gens de l’extérieur du département qui viennent chaque année essayer d’approcher isards ou grands tétras»

Parmi les attraits de cette chasse, son authenticité: «ça se mérite, poursuit le Couserannais, il faut marcher des kilomètres et se munir de patience pour débusquer ces espèces sauvages qui ne sont pas issues de lâchers»

Une chasse ramassée dans le temps, puisqu’elle ne dure que trois semaines, à partir du 23 septembre avec seulement dix jours de chasse.

Parmi les sujets abordés lors de cette assemblée générale, la chasse aux galliformes de montagne mais surtout les problèmes liés à la présence de l’ours (interdiction de chasse pendant 48h après validation de la présence ursine par les équipes de l’ONCFS et gel de 50 Ha autour d’une tanière): «l’amicale des chasseurs de montagne a voté une motion contre ces mesures car elles visent à restreindre notre activité
»

Jean-Pierre Alzieu, directeur du laboratoire vétérinaire départemental invité par les chasseurs, a fait le point sur l’état sanitaire des espèces quelques jours avant l’ouverture: les problèmes de la tuberculose bovine rencontrés les précédentes années sur le canton du Mas d’Azil ne sont plus qu’un mauvais souvenir et le cas de trichinellose du sanglier trouvé par l’ACCA d’Auzat lors de la dernière saison de chasse ne constitue à priori qu’un cas isolé.

Cependant il est recommandé de poursuivre les investigations et les chasseurs seront cette année encore mis à contribution pour les analyses (50 gr de langue suffisent).

Concernant l’isard et la pestivirose, Paul Tort reconnaît que les premiers animaux ont été atteints dans les années 2000 dans les Pyrénées ariégeoises et que la maladie impactera la chasse cette année encore notamment par rapport aux quotas prélevés (ils sont établis en fonction des comptages qui sont réalisés de la fin du printemps au début de l’été).

Ces prélèvements concernent de 10 à 15%de la population. Selon le directeur du laboratoire départemental, il faut raison garder; pour lui les indicateurs sont meilleurs cette année.

«Le pestivirus entraînant une mortalité importante chez les chevreaux est moins important […] une enquête épidémiologique sur l’espèce ovine est actuellement menée car ces pestivirus ont la particularité de pouvoir franchir d’une espèce à l’autre.

Nous sommes dans une phase charnière mais à terme il y a une lueur d’espoir plus que certaine pour un retour à une dynamique dans cette population d’isards
»


Introduction du bouquetin ibérique

Le territoire de l’ACCA d’Ustou verra certainement le retour du bouquetin ibérique en 2013.

Le dossier du projet de restauration de cette espèce dans les Pyrénées ariégeoise a bien avancé selon Paul Tort qui le suit de près:

«Nous avons l’adhésion de toutes les populations de chasseurs, d’éleveurs et de la population locale.

Le biotope correspond bien à l’espèce. Ce projet est conduit en relation avec le PNR des Pyrénées Ariègeoises
»

Une affaire à suivre.
actualites Ariege
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 31/08/2012 | 18:55 | Lu: 22719 fois