Foix: MonaLisa, un sourire pour nos anciens!

© midinews 2015

Jeudi 10 décembre, à la mairie de Foix, Dominique Subra, adjointe chargée du social et de la solidarité, Norbert Meler qu’on ne présente plus, Anne Marie Pince, chargée de communication pour la ville Foix, Évelyne Ruffat chef de service au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), Thierry Portet, directeur du foyer Léo Lagrange (Le Léo de Foix) et Sylvie Ruffié membre du conseil d’administration ont fait un point sur la démarche collaborative MonaLisa (mobilisation nationale contre l’isolement des âgés).

C’est un dispositif d’intérêt général où les citoyens, les institutions et des associations locales décident de lutter ensemble contre l’isolement social des personnes âgées.

Dès le début de son mandat, le premier magistrat fuxéen avait inscrit au contrat de ville de la commune une volonté de tout mettre en œuvre pour contrer ce fléau qui coupe les anciens d’une vie sociale les abandonnant dans une solitude conduisant au désespoir et à la perte d’autonomie.
35 personnes sont totalement seules
Le concept est de former des bénévoles, 6 l’ont été à Foix, afin qu’ils créent ou re-créent un lien social avec les personnes âgées. La formation dure 2 jours.

L’encadrement est assuré par des professionnels du CCAS et se déroule dans les locaux du Léo de Foix qui se charge en plus de la supervision des bénévoles et du développement d’activités collectives.

35 personnes âgées, vivant intra muros, sont concernées par la solitude, souvent due à un éloignement de la famille et des proches.

Pour Norbert Meler, «on vit malheureusement dans une société où on a de moins en moins tendance à regarder autour de nous». Ces personnes en situation d’isolement social ont été repérées grâce à la vigilance des partenaires institutionnels et associatifs et des assistantes sociales. 16 ont souhaité bénéficier du dispositif.

Il n’est nullement question de former des aides ménagers ou des artisans multi services. Ces «hommes et femmes de compagnie» ne sont pas là pour réparer les machines ou la plomberie.

Ce sont des réparateurs de vie, des artisans de la solidarité, pour qui la fraternité a un sens, en ces temps agités où l’individualisme règne et le repli sur soi progresse.

Le bénévole gère sa participation et son activité comme il le souhaite et en fonction de sa disponibilité. Les visites régulières peuvent avoir lieu 1 à 2 fois par semaine toujours en respectant l’intimité et les souhaits des personnes visitées en fonction de leurs besoins.

Pour d’autres bénévoles, l’implication se fait en accompagnant les anciens à des repas, des lotos, des activités ou tout simplement rester à la maison pour parler.

En terme de coûts, la formation des bénévoles est prise en charge par l’union départementale des CCAS et la CARSAT (caisse d’assurance de retraite et santé au travail), ce qui n’implique aucun frais supplémentaires pour la ville de Foix.

Ce dispositif s’étend au-delà de la cité fuxéenne, notamment vers Lavelanet avec l’association «Âges d’Olmes, bien vieillir chez soi», mais également à Tarascon, à Pamiers ou Saint-Girons. Partout des bénévoles donnent un peu (ou beaucoup) de leur temps pour rompre le silence de l’isolement.

FF | 13/12/2015 - 22:35 | Lu: 25450 fois