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Montagnes du Couserans: terrain d'entraînement de l'explorateur Stéphane Lévin
20/01/2012 | 19:57
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Tout a commencé dans une grange familiale du côté de Seix, où Stéphane Lévin est venu régulièrement dans son adolescence.

Puis quand a commencé le temps des grandes explorations, c’est tout naturellement dans les montagnes couserannaises que l’aventurier a pris l’habitude de venir s’entraîner, se ressourcer, préparer ses aventures.

Plus précisément au gîte de la Bernadole, pour venir trouver l’inspiration face au Mont Valier, au cap du Bouirex, au Tuc de la Coume ou encore au Tuc de l’Adosse.

Comme un camp de base aux nombreux voyages qui se sont enchaînés ces dernières années.

Il y a eu «Seul dans la nuit polaire» en 2002, un hivernage en solitaire dans des conditions extrêmes de survie, dans le haut arctique canadien (121 jours d’isolement, dont 106 jours sans soleil et 60 jours d’obscurité).

Mais aussi une mission au Groenland et Nunavut en 2006. Ou encore le programme «Voyageurs des sciences» qui a permis à des lycéens de réaliser une expédition scientifique.

Les expéditions de Stéphane Lévin ont certaines constantes: elles sont toujours dédiées à la recherche scientifique, spatiale ou médicale. Et elles se déroulent dans des conditions extrêmes.

Les détails de la prochaine aventure sont encore tenus secrets. La préparation elle, a déjà bien commencé.

Compter «un an et demi en moyenne» pour un programme d’entraînement efficace. Il faut travailler l’endurance, la résistance, la musculation.

Mais aussi développer une sacrée solidité psychologique qui se résume en ces quelques mots, «le combat, le dépassement de soi, savoir-faire le choix de l’inconfort. J’ai besoin de réveiller des ressources animales. Je m’animalise. Je m’oursise !»

Pour l’expédition dans le grand nord, «j’ai travaillé avec un sac de plus en plus lourd. J’ai commencé à 25 kg pour arriver jusqu’à 75 kg à la fin»

Au programme: du footing, de la marche cadencée, du VTT. Par tous les temps: qu’il pleuve, vente ou neige.

Même si «il faut quand même éviter le surentraînement. Chaque entraînement est référencé, pour pouvoir enregistrer la progression. Les jours de récupération sont nécessaires»

Reste la conception d’une expédition, «de l’idée à la réalisation, il se passe un ou deux ans»

Rédiger un projet, chercher des partenaires, obtenir les autorisations dans les pays concernés, organiser la logistique, préparer le travail scientifique...

Un travail en équipe qui tranche avec la solitude des expéditions. Mais l’isolement ne dérange pas Stéphane Lévin, «c’est une force que de pouvoir se retrouver face à soi même»

http://www.stephanelevin.com

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 20/01/2012 | 19:57 | Lu: 21706 fois