La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) fête cette année son centième anniversaire.
Si historiquement cette association née en 1912, suite aux massacres organisés d’oiseaux marins pour le passage des lignes de chemins de fer dans l’ouest de la France, la LPO s’oriente rapidement vers la protection des écosystèmes dont dépendent tous les oiseaux.
Gwénaëlle Plet est chargée de communication pour le réseau LPO Pyrénées Vivantes. Ce réseau coordonne une quarantaine de structures à l’échelle du massif, côté français et espagnol.
Pour la jeune femme cet anniversaire correspond à 100 ans d’actions, de combats et de résultats: «100 ans d’actions c’est beaucoup mais ce n’est pas encore suffisant car ici dans les Pyrénées, il y a certes des résultats sur le gypaète barbu, le vautour percnoptère ou le vautour fauve mais ce sont des résultats encore fragiles»
La LPO Pyrénées Vivantes a débuté en 1994 avec la protection des rapaces car ils se trouvent en haut de la chaîne alimentaire et sont donc révélateurs de l’état de santé de la population des proies et par voie de conséquence de l’état de santé de l’environnement.
Aujourd’hui, la LPO s’oriente vers la biodiversité des Pyrénées et bien que les grands rapaces constituent l’essentiel des études de l’association, des expériences pilotes sont aussi menées sur la chevêche d’Athéna, une petite chouette de 60 cm d’envergure qui niche souvent dans les granges ou les lézards endémiques des Pyrénées.
Une des grandes missions de la LPO pour les années à venir c’est la communication et l’éducation à l’environnement avec comme leitmotiv: «protéger la nature c’est l’affaire de tous»
Pour ce faire, elle coordonne un programme de préservation sur plusieurs axes, en relation avec ses partenaires. «Sans eux la LPO Pyrénées Vivantes ne pourrait engager de telles actions» précise Gwénaëlle Plet.
«Il s’agit tout d’abord de la connaissance exacte des grands rapaces (percnoptère, milan royal, gypaète et une action d’inventaire sur le vautour fauve et sur les populations nicheuses des Pyrénées commandée par le ministère); la gestion et la valorisation des territoires où ces oiseaux sont présents (préservation des sites de nidification).
A ce titre il est important de mettre en avant les acteurs qui s’engagent pour la préservation des rapaces sur les territoires mais aussi de les valoriser sous forme de sentiers d’interprétation ou d’espaces muséographiques; enfin la sensibilisation et l’éducation à l’environnement portant sur la biodiversité des Pyrénées à travers le réseau des Pyrénées Vivantes.
L’idée étant de concevoir des outils pédagogiques, de mener des projets pour les scolaires, le grand public, pour les socioprofessionnels sous la forme de formations dans le but de faire prendre conscience de la richesse de la biodiversité pour ensuite faire changer sa représentation et si besoin sa manière d’être»
Autant de jalons qui ont permis de monter un projet structurant, un muséum de la biodiversité qui devrait voir le jour à Bagnères de Bigorre: «nous avons l’ambition d’agréger d’autres partenaires dans cette dynamique, les espaces muséographiques, les sites, les sentiers découverte.
Un comité scientifique a déjà été désigné et un partenariat avec le muséum d’histoire naturelle de Toulouse est également envisagé»
Aujourd’hui les résultats sur les espèces menacées sont plutôt encourageants, le travail réalisé sur le terrain commence à porter ses fruits: «il y avait 14 couples de gypaètes barbus en 1994, aujourd’hui ils sont 35 couples, quant au percnoptère, il est passé en dix ans de 50 à 70 couples, on a dénombré 525 couples de vautours fauves en 2007 sur la chaîne des Pyrénées…
Mais notre gros chantier reste l’éducation à l’environnement pour les années à venir… plus on sera nombreux, plus on aura de poids dans notre combat»
| La LPO en quelques dates 1912: création de la LPO pour mettre un terme au massacre des macareux moines, depuis devenu son symbole 1921: naissance des refuges LPO, le premier réseau de jardins écologiques de France 1966: la LPO devient une association indépendante 1982: création du 1er centre de sauvegarde pour la faune sauvage en détresse 1986: Alain Bougrain-Dubourg président de la LPO 2007: la LPO fonde avec 9 ONG le Grenelle de l’environnement Chiffres clé C’est une des premières associations de protection de la nature en France avec 45 000 membres et environ 5 000 bénévoles. Présente dans 21 régions et 71 départements, 6 centres de sauvegarde, 9 réserves naturelles et 4 réserves naturelles régionales. Elle gère plus de 20 000 ha de milieux naturels répartis sur 131 sites dans 21 régions. Elle est responsable de 13 plans nationaux d’oiseaux menacés. Chaque année la LPO propose plus de 5 000 animations ou programmes éducatifs aux scolaires. Pour en savoir plus: www.lpo.fr (site national et www.pourdespyreneesvivantes.fr) |
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