© AFP/Archives - Jacques Demarthon
Un jeune homme de 19 ans a été mis en examen mercredi pour assassinat, trois jours après avoir tiré une balle dans la tête d'un jeune du même âge, à la suite d'un refus de priorité, a-t-on appris auprès du parquet de Reims.
La victime, qui était déjà mardi en état de mort cérébrale, a été déclarée décédée mercredi matin, a-t-on appris de même source.
L'auteur du coup de feu a tiré dimanche soir sur l'un des passagers d'une décapotable, impliqués dans une altercation qui avait suivi un refus de priorité, infraction que le beau-frère du tireur avait commise.
Il a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire. Son beau-frère, mis en examen pour complicité d'assassinat, a lui aussi été écroué, a indiqué le vice-procureur de Reims, Laurent de Caigny.
Les faits se sont déroulés dimanche soir à Giffaumont-Champaubert, dans la Marne. Les quatre occupants d'une Peugeot 206 décapotable revenaient d'une journée de détente au lac du Der et comptaient dîner dans un restaurant de la commune quand leur route a croisé celle de l'Opel du jeune homme et de son beau-frère. Ceux-ci ont grillé alors la priorité à la Peugeot.
"Après une violente altercation, le jeune homme décide de rentrer chez lui pour chercher une carabine 22 long rifle détenue illégalement dans le but d'+aller fumer+ les occupants de la Peugeot, qui a poursuivi sa route vers le restaurant", a détaillé le vice-procureur.
Accompagné de son beau-frère, le jeune homme retrouve la décapotable qui manœuvrait alors pour se stationner, et vise avec sa carabine les passagers.
"Il dit n'avoir voulu que toucher l'épaule du conducteur, mais il avait aussi dans son viseur les têtes des autres passagers, d'autant plus qu'il s'agit d'une décapotable", a expliqué le vice-procureur.
Le passager arrière à gauche est touché d'une balle à la tête. Transporté en état critique vers le CHU de Reims, il est décédé à 10H20 mercredi matin.
Recherché activement par les gendarmes, le tireur s'est présenté de lui-même à la caserne lundi matin, a rapporté M. de Caigny. Son acolyte a été interpellé quelques minutes plus tard. Ils encourent l'emprisonnement à perpétuité, a rappelé le magistrat.
"Ce qui est aberrant, et extrêmement inquiétant dans cette affaire, c'est la détermination de ce jeune homme à donner la mort pour un motif futile", a souligné le vice-procureur. "Lui et son beau-frère n'avaient pourtant aucun antécédent judiciaire et n'étaient pas sous l'emprise de l'alcool", a-t-il ajouté, indiquant que mercredi encore, lors de sa présentation devant le juge, le tireur "ne voyait toujours pas la disproportion entre son geste et ce qui l'a motivé".
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