TARAMM accélère son processus d'implantation à Mazères

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Fin 2015, la fonderie de précision installée depuis sa création en 1990 à Labège, avait décidé face la montée en cadence des programmes aéronautiques pour lesquels elle travaille, de s’installer fin 2016 à Mazères.
Un investissement estimé à plus de 5 millions d’euros avec une trentaine d’emplois à la clé. Mais le 18 décembre un violent incendie a détruit plus de la moitié des locaux de l’usine haute garonnaise.
Un accident qui aurait pu avoir des conséquences sur le déplacement de l’essentiel de l’activité à Mazères. Heureusement il n’en est rien.
Ce mercredi 6 janvier, une réunion technique a été provoquée à l’initiative des services de l’État pour faire le point sur ce dossier et tenter d’y apporter des solutions.
En effet après le sinistre qui a tout de même détruit plus de la moitié de l’outil de production, TARAMM a hésité un instant à reprendre ses projets de développement, avoue Louis Marette le maire de Mazères.
«Laurent Dardenne le directeur de l’entreprise m’a rappelé, aujourd’hui sa décision est prise de façon définitive et les évènements du mois dernier n’y sont pas étrangers. Il a décidé de continuer et d’accélérer le processus d’installation sur notre commune… mais je reste prudent, j’attends de voir les fondations et la charpente montée!»
Un savoir-faire reconnu
Présidée par Ronan Boileau, directeur de cabinet de la Préfecture de l’Ariège, cette réunion avait pour finalité d’accélérer et faciliter le démarrage de ce projet industriel.
Contrairement à tout ce qui a pu se dire, les salariés du site de Labège ne sont pas au chômage technique, mais s’emploient à nettoyer les locaux, récupérer les pièces et les expédier aux clients.
Trop à l’étroit en Haute-Garonne, la société TARAMM cherchait depuis plusieurs mois une solution pour répondre à un carnet de commandes en très forte croissance.
Spécialisée dans la fonderie de précision à cire perdue, la société, qui travaille principalement pour l’aéronautique, est impliquée dans de nombreux programmes en cours chez Airbus (A320neo et A350), Snecma (elle réalise notamment des pièces pour les différentes versions du moteur Leap), Turbomeca et Dassault.
Positionnée sur la fonderie de pièces de petites et moyennes dimensions, elle travaille notamment le titane, à partir de chutes de matière d’activités d’usinage. Un savoir-faire lui garantissant un carnet de commandes au-delà de 2017, mais ses clients historiques lui ont demandé d’accélérer le redémarrage.
«Les circonstances vont précipiter l’installation en Ariège, désormais prévue en mai pour être opérationnelle en juin, poursuit le maire de Mazères. Nous n’avons pas beaucoup de marge de manœuvre pour finaliser les travaux.
Cette réunion était importante, car il y avait autour de la table tous les services impliqués par l’installation de TARAMM: la DREAL (c’est un site classé) la direction des territoires, l’urbanisme, le département, la Direccte (formation du personnel) et pour les prestataires réseaux (fibre optique, eau, électricité).
Le permis de construire sera déposé dans une semaine, le 15 janvier et le maitre d’œuvre a été choisi, il s’agit d’un Toulousain, Mathieu Jalet du cabinet AJ Construction».
Au cahier des charges pointu s’ajoutent des délais tendus: TARAMM vient de retenir un terrain de trois hectares sur la zone industrielle intercommunale de Bonzom à Mazères (auquel il faut ajouter un hectare supplémentaire en réserve).
Une première tranche de 3 000 m2 d’atelier et 450 m2 de bâtiment devrait être mise en chantier dans les mois à venir (cela correspond à la première phase), suivie immédiatement de 3 000 m2 supplémentaires pour la seconde tranche.
Un planning très serré comme le rappelle le maire de Mazères: obtention du permis de construire fin février et démarrage des travaux dans la foulée, car il ne restera plus que trois mois pour monter les bâtiments: «tout le monde doit être d’accord et aller dans le même sens d’où l’importance de ces réunions techniques.
À priori les discussions avec les banquiers et les assureurs sont en bonne voie, mais je reste prudent, il faut que l’intendance suive», conclut Louis Marette heureux de pouvoir accueillir en Ariège non pas comme il était prévu à l’origine, 40% du personnel, mais les 88 salariés de l’entreprise auxquels il faudra ajouter une trentaine d’emplois supplémentaires.
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