Elles sont très souvent impénétrables.
C’est ce que pensait une bonne majorité des habitants du Canton de Saint-Lizier venue assister à une réunion publique sur le sujet en la mairie de Taurignan-Castet, tant sont nombreux les laissés pour compte situés en zone blanche.
Accueilli par Jean-Paul Falguier, maire de la commune, en présence de Raymond Coumes, représentant là le canton et le Conseil Général, c’est le directeur d’Ariège Télécom en personne, Serge Popieul, qui est venu tenter de démêler l’écheveau.
Au siècle dernier, l’état faisait du combat contre la fracture numérique l’une de ses priorités.
Las, dès 2005, le Conseil général de l’Ariège devait se rendre à l’évidence.
S’il ne prenait pas le problème à bras le corps, nombre d’administrés de ces zones rurales et de montagne délaissés par l’opérateur historique comme ses confrères, resterait soumis au 56k.
Un débit du siècle dernier, de l’âge de pierre informatique, à l’heure des adsl 2.0 et du très haut débit.
Près de 30 millions d'euros de travaux plus tard, ce sont 450km de lignes de fibre optique dernière génération, préférée aux solutions wifi et wimax, qui ont été installés, permettant d’offrir les joies du surf à grande vitesse à près de 98% de la population ariégeoise.
Une réussite pour le Conseil Général, l’un des vingt départements de France à s’être résolument engagé dans cette voie, et pour son bras armé, Ariège Télécom qui gère et entretien le réseau.
Mais, restent des zones blanches et c’est là que tout se complique, lorsqu’on a affaire à des lignes multiples.
«Je ne peux pas répondre des griefs qui s’adressent aux opérateurs privés», prévient d’emblée Serge Popieul, lors du débat avec le public.
Car grâce à ces investissements, depuis le 13 décembre, Taurignan-Castet est désormais dégroupé.
A compter du 13 janvier, «mettons le 16», dira M.Popieul, ce sera au tour de Mercenac et à suivre fin janvier, début février les hameaux autour de Betchat.
Désormais donc et dans l’absolu toute la population est officiellement éligible à la technologie adsl.
«Personne ne sera en dessous de 2 méga»
Sur la commune de Taurignan-Castet près de 400 foyers ont ainsi été raccordés à l’armoire centrale toute neuve.
Pourtant les doléances sont allées bon train.
Sur le quartier de la Tuilerie, au-delà du Pont de Roquelaure, à quelques encablures du nœud de raccordement, une dizaine de foyers dont deux entreprises restent bloqués à 56k.
Il en va de même pour les hauteurs de Mercenac, des hameaux des Rouquilles, du Pouech, ou bien encore plus loin vers Betchat, à Cap Blanc et environs.
Les zones blanches sont encore légion sans parler de Montgauch et Cazavet pour lesquels il subsistera toujours des zones blanches, excepté pour ceux qui ont la chance de bénéficier d’un raccordement sur la Haute-Garonne.
Car ce sont bien souvent les derniers mètres de ligne qui posent problème.
Et là, tous les opérateurs, France Telecom (Orange), SFR et Bouygues Telecom se renvoient la balle ou plutôt renvoient les usagers comme une balle de ping-pong sous des langages techniques indéchiffrables pour les non-initiés, lorsque bien sur enfin joignable au téléphone.
«98% du territoire est desservi, sauf nous», dira l’un des membres de l’assistance, «c’est un service public auquel chacun a droit, je n’ai pas un dégrèvement de 98 % sur ma feuille d’impôt quand je reçois ma déclaration et pourtant je les paie comme tout le monde pour avoir droit aussi à ce service»
Une situation d’autant plus gênante, bien sur, car lorsqu’on est un particulier il faut être connecté pour s’informer, faire les tests en ligne, véritable parcours du combattant, à bas débit.
De même, pour les entreprises, maintes tâches sont aujourd’hui dématérialisées, il faut avoir des nerfs d’acier pour faire sa déclaration de TVA en ligne.
Serge Popieul ne peut que prendre note de ces doléances et assurer une assistance plutôt démunie qu’il investiguera auprès de France Télécom, en particulier.
L’offre «triple play» (téléphonie, internet, et télévision) ne sera pas pour tout de suite pour certains.
Reste la solution de se doter d’une antenne parabolique satellitaire.
Un investissement de 700 à 800€ tout de même, sur lequel le Conseil Général s’est engagé à participer au coût, mais pour lequel les formules d’abonnement proposées par les opérateurs sont encore excessives.
Pour ceux qui peuvent se connecter, reste donc la possibilité d’aller sur le site degrouptest.com et déterminer s’ils sont éligibles et à quels opérateurs ils peuvent s’adresser.
Pour les autres, s’adresser aux services d’Ariège Telecom semble le dernier recours pour pénétrer les arcanes d’Internet.
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