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Saint-Girons: dénouement dans le calme pour le squat rue de la République
10/10/2012 | 19:43
© MidiNews 2012

Epilogue d’une affaire qui aura été le feuilleton de l’été pour une bonne partie de la population saint-gironnaise.

Ce mercredi au petit matin les forces de gendarmerie ont en effet quadrillé le quartier et pris possession de cet immeuble sis au 16, rue de la république en plein cœur de la ville de Saint-Girons.

Une centaine de gendarmes, selon les commerçants interrogés, de petites dizaines selon la directrice du cabinet contactée en fin de matinée, ont en effet investi les lieux et mis un terme à cette rocambolesque affaire.

Petit rappel des faits avec Brigitte Carivaren, directrice de cabinet de Salvador Pérez, préfet de l’Ariège.

Un collectif, qui s’est dénommé «Allant Vers», s’est emparé de cet «immeuble et l’occupait illégalement depuis le 20 juin dernier»

Immeuble inoccupé, «il était classé par la municipalité propriétaire des lieux comme insalubre»

Cette dernière a alors saisi la justice «craignant d’éventuels troubles de l’ordre public» mais également des risques en termes de sécurité au regard de la vétusté de l’immeuble.

Une décision «en date du 16 juillet dernier du Tribunal d’Instance de Saint-Girons a alors ordonné l’évacuation des lieux»

La date du 11 août, ensuite repoussée au 13 août avait été fixée aux squatteurs pour quitter les lieux.

Passé cette date c’est un huissier de Saint-Girons «exerçant cette compétence au bénéfice de la ville de Saint-Girons» qui a constaté que le Collectif occupait toujours l’immeuble.

Il revenait alors au préfet de l’Ariège de faire appel aux forces de l’ordre, ou pas, pour faire exécuter cette décision de justice.

A 6h ce matin, heure légale à partir de laquelle on peut procéder à des expulsions, cela a été chose faite.

Toutes les entrées et accès sur la rue de la République ont été bouclés par les forces de gendarmerie une bonne partie de la matinée.

Avec «l’autorisation du Préfet accordant l’appui des forces de gendarmerie pour faire évacuer le local», confirme la directrice de cabinet, «les services municipaux de la ville sont entrés dans les lieux, les ont débarrassés» puis ont procédé à l’emmurement de toutes les ouvertures portes et fenêtres.

«Cette décision relève de la mairie»; on ne saura pas si les services municipaux de la ville et les forces de gendarmerie étaient informés au préalable.

Toujours est-il que c’est un immeuble vide et inoccupé qu’ont investi les forces en présence venues procéder à l’expulsion de ses occupants avant que ne soit décrétée la prochaine trêve hivernale.

Il n’y avait aucun membre du Collectif, qui, confirme un commerçant de la rue, «n’était pas toujours là et passait rarement la nuit ici»

«Globalement, conclut Brigitte Cariven, l’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions. Aucun souci avec les occupants n’est -donc- déploré et aucune entrave n’a troublé l’ordre public pendant le déroulement des opérations»

En fin de matinée, la rue a retrouvé son calme sans dérangement important pour les riverains.

Désormais selon Mme Cariven «il appartient à la ville de Saint-Girons de déterminer quelles suites elle souhaite donner à cette affaire», notamment vis-à-vis des membres du collectif.

Pour l’heure c’est un bâtiment totalement clos avec ses briques grisâtres murant les portes qui jouxte les commerces illuminés avoisinants.

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auteur: Py.M | publié le: 10/10/2012 | 19:43 | Lu: 10289 fois