ariège > le saviez-vous > innovation
Le lait d'ânesse ariégeois, source de jeunesse et de beauté
26/10/2012 | 19:34
© MidiNews 2012
sur le même thème
portrait Olivier Campardou, l'homme qui parle à l'oreille des ânes...

Olivier Campardou, l’homme qui murmure aux oreilles des ânes depuis sa tendre enfance, décide dans les années 1995 de remettre la production du lait d’ânesse au goût du jour en relançant une filière mise en sommeil depuis les années 30.

Précurseur en Europe, cet Ariégeois s’est d’abord lancé dans le savon, la cosmétologie puis les bonbons à base de lait d’ânesse, une gamme de produit que l’on retrouve sur son site Internet ou dans sa toute nouvelle boutique à Saint-Girons.

Les vertus thérapeutiques et cosmétologiques du lait d’ânesse remontent aux temps les plus anciens: Cléopâtre, reine d’Egypte, prenait selon la légende des bains pour garder l’éclat de sa peau et plus près de nous, au siècle dernier, on l’utilisait pour l’alimentation des nouveau-nés allergiques au lait de vache ou pour soigner les maladies de peau.

Aujourd’hui, des recherches sont faites en Italie et en France sur les vertus thérapeutiques du lait d’ânesse par le biais de l’association des producteurs de lait d’ânesse dont Olivier est le vice-président.

Un programme de recherche a été mis en place avec la participation du laboratoire de l’école d’agronomie de Toulouse-Purpan sur les éventuelles vertus du lait d’ânesse sur la maladie de Crohn. Les résultats seront connus en 2013.

Actuellement, c’est la période de la traite, le troupeau de 60 bêtes a passé l’été sur les estives de la haute vallée du Salat, avant de redescendre sur le piémont, à la ferme de Feilhet sur la commune de Rimont.

La production de lait dure quatre mois, il se récolte à la main en fonction des besoins. La traite est pratiquée deux fois par jour, de préférence en plein champ.

La quantité est variable d’une ânesse à l’autre, d’une journée à l’autre. C’est l’ânon qui entretient lui-même la lactation en tétant pour se nourrir.

«On est loin des productions des vaches laitières, je récolte près de 5 litres de lait par traite soit une production annuelle de 1000 litres»

Ce précieux nectar est fragile, il s’oxyde rapidement, aussi faut-il le congeler puis le sécher par atomisation avant de l’envoyer à la savonnerie, en laboratoire ou chez un confiseur.

L’essentiel de la production part à la Savonnerie de la Goutte Noire dans le Puy de Dôme chez Christophe Nadal, un des derniers à travailler à l’ancienne, qui fabrique une gamme de 14 savonnettes différentes à base de produits naturels.

Les produits de beauté sont conçus en relation avec un laboratoire cosmétique: crème pour le visage dosée à 50% de lait d’ânesse, shampoing… et dernier né de la gamme, une crème pour les mains.

Des produits à venir découvrir dans la boutique couseranaise d’Olivier Campardou où Sabine, son associée, fait essayer toute la gamme.

Elle gère également la boutique en ligne qui a permis à l’entreprise de s’ouvrir au monde: «nous avons des clients dans toute la France mais aussi en Europe, et jusque dans les pays d’Asie, c’est très exotique !»

Olivier a toujours une longueur d’avance, il pense déjà à ses prochaines créations: un masque pour le visage réalisé avec la fleur de lait, la partie la plus noble du lait et l’utilisation du lait sous toutes ses formes, en Spa, soins… bref continuer à allier tradition et savoir-faire.

Asinus
Sarl Sabo
40, boulevard Frédéric Arnaud
09 200 Saint-Girons
05 61 04 65 91
Site de vente en ligne: www.asinus.fr

actualites Ariege
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 26/10/2012 | 19:34 | Lu: 33575 fois