Bernard Chaubet ne fait jamais les choses à moitié… ce mécanicien textile originaire du Pays d’Olmes vit depuis plusieurs années sa passion pour les sports mécaniques.
Inventeur de génie, il est capable de repenser totalement une voiture dans son atelier, de trouver des astuces pour gagner de la place sous le capot et même de changer complètement un embrayage en moins d’1h30 (les spécialistes apprécieront!).
Cet ancien motard a connu le désert lors de l’édition 1987 du rallye de Tunisie puis comme préparateur auto sur le Dakar, une course qu’il comptait faire en duo, avec Jean-Luc Roy, un vieux complice.
Mais au dernier moment, le patron de Motors TV, indisponible pour raison professionnelle, a finalement passé la main à Thierry Latorre, initialement prévu pour assurer l’assistance de la voiture au bivouac.
Le Team BJLC (n°412), un team 100% ariégeois s’est donc élancé samedi dernier sur la ligne de départ de cette 35e édition du Dakar (5e du genre en Amérique latine) qui conduira les 459 véhicules pour un périple de 14 étapes et 8574 km à travers le Pérou, l’Argentine et le Chili, une course dans les déserts andins, de la haute montagne (la Cordillère des Andes est franchie deux fois par des cols à 4800 m d’alt, soit la même altitude que le Mont Blanc) aux larges plages du pacifique avant une arrivée triomphale le 20 janvier à Lima.
Samedi, peu de temps avant le départ, Bernard Chaubet avouait «savoir ce qui l’attendait… J’ai déjà fait le Dakar du côté de l’assistance, on dormait 2 à 3h par nuit.
Quand je m’attaque à quelque chose, c’est jusqu’au bout. Et puis je le dois à mon fils, disparu prématurément, il ya 9 ans dans un accident de moto… il ne me quitte pas, j’ai sa photo sur la voiture»
Samedi 5 janvier au terme de la première étape, 263 km de dunes entre Lima et Pisco, beaucoup de casse ou de contre temps pour les compétiteurs, y compris pour les favoris comme l’américain Robby Gordon resté enseveli pendant 30 minutes au sommet d’une dune.
Bernard Chaubet appréhendait la conduite dans les dunes (difficile de s’y préparer sur le plateau de Sault!) et cette épreuve a été pour lui une véritable épreuve du feu.
Il s’en est bien sorti puisque sa Pajéro est accrochée depuis samedi à la 122e place, ce qui correspond à ses objectifs: «il faut rester modeste et avoir les pieds sur terre» indiquait le pilote ariégeois peu de temps avant le départ.
En effet, Sainz et Peterhansel ont les moyens techniques et financiers de refaire totalement leurs engins après chaque étape, ce qui n’est pas le cas, loin de là, de nos deux Ariégeois pour qui les choses sérieuses commencent véritablement.
Bonne route au Team BJLC.
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