accueil  |  ariège   |  france

100 villes, 100 drapeaux, 100 héros: à l'exemple du soldat Louis Auriol

© midinews 2014

Ce fut un émouvant hommage rendu samedi matin au soldat appaméen Louis Auriol, premier Appaméen d’une longue liste de héros morts au champ d’honneur lors du premier conflit mondial.

En effet, Kader Arif, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense et à la Mémoire, chargé des Anciens Combattants a choisi de venir à Pamiers pour la cérémonie militaire commémorative «100 villes — 100 drapeaux — 100 héros» rendant ainsi hommage au héros appaméen.

Les 100 sites ont été choisis parmi 400 casernes et quartiers répertoriés par le service historique de la défense, à partir desquels les armées sont parties vers le front en août 1914. De Dunkerque à Nîmes, en passant par Fort-de-France, chaque ville a mis à l’honneur un héros local, ainsi qu’un régiment à travers son drapeau. Ce sont ainsi samedi 6 septembre 2014, 100 héros et unités de la Grande Guerre qui ont été mis à l’honneur simultanément dans 100 villes. Louis Auriol fait partie de ceux-là.

Né à Pamiers en 1887, le soldat Louis Auriol rejoint le 59e régiment d’infanterie dès la réception de son ordre de mobilisation. Engagé dans les Ardennes, son régiment connaît le baptême du feu le 22 août 1914 lors des combats de Bertrix. Au cours de cette journée, 1200 hommes sont tués ou blessés dont deux tiers des officiers. C’est dans la forêt de Luchy que Louis Auriol est mortellement touché. Il repose aujourd’hui dans le cimetière militaire franco-allemand d’Anloy en Belgique.

Lors de la cérémonie, Jean-Louis Doumerc explicitera brièvement le déroulé des premiers jours du conflit et l’ordre de mobilisation dans le département, à Foix et à Pamiers, et l’engagement des régiments, suivi du discours du secrétaire d’État:

«Il y a cent ans, le déclenchement de la Première Guerre mondiale réunissait les Français dans une des plus terribles épreuves que l’histoire devait leur réserver, 100 ans après nous nous rassemblons pour honorer la mémoire de ceux qui sont partis au front et qui ne sont pas revenus. Le soldat Louis Auriol de Pamiers se trouvait parmi eux.

Au mois d’aout, il a répondu à l’appel du devoir en reconnaissant comme sien ici même le drapeau du 59e régiment d’infanterie de Pamiers. Les pertes du régiment sont immenses les deux tiers des officiers sont tués ou mis hors de combat, le régiment a perdu plus d’un tiers de ses effectifs… les Auriol, comme d’autres familles ariégeoises, auront la douleur de perdre d’autres proches dans ce conflit
».

La sœur de Louis, Marie Louise, perdra aussi son mari Étienne Raynaud, matelot chauffeur sur le paquebot réquisitionné «l’Australien». Il disparaîtra en mer le 18 juillet 1918.

«La nation salue chacun de ses combattants à l’exemple de Louis Auriol. Tous ont été le héros d’un pays, la France. Le centenaire de la Première Guerre est un temps de rassemblement et d’amitié entre les peuples. Le poilu de 1914 n’est pas très différent du soldat de 2014. Tous deux portent l’espérance d’un pays à gagner non pas seulement la guerre, mais aussi la paix. C’est la mission difficile et essentielle que nos forces remplissent de jour comme de nuit qu’elles soient engagées en Afghanistan, au Mali ou en centre Afrique. Le 1er RCP ici et un témoin».

Pour marquer l’évènement, il fut ensuite procédé au dévoilement de la plaque commémorative portant comme inscription: «d’ici en août 1914 sont partis pour la Grande Guerre le 59e  et le 259e régiment d’infanterie – 6 septembre 2014, la France reconnaissante».

La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités, des élus et des représentants des autorités civiles et militaires.

PR | 08/09/2014 - 18:20 | Lu: 5339 fois