Mirepoix: une maison partagée à l'horizon 2018 en centre-ville

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Maire de Mirepoix et vice-présidente en charge du social, Nicole Quillien l’a annoncé hier soir en Conseil communautaire, «un nouveau quartier bientôt complètement aménagé - un projet intergénérationnel» verra le jour sous forme d’habitat partagé, derrière la Maison de santé, à l’horizon 2018.
Le projet de maison partagée: pour «rompre l’isolement des personnes âgées»
Voici un an, la Communauté de communes du Pays de Mirepoix s’est portée acquéreur du terrain situé derrière la Maison de santé (hormis terrain pour pharmacie qui doit être déplacée ici), en plein centre-ville.

En projet pour les élus, la création d’un nouveau quartier et la construction de logements partagés. 17 logements locatifs devraient être créés.

Environ 70% à destination de personnes âgées ou à mobilité réduite, les 30% restant en direction d’un public plus jeune et valide.

La CCPM s’est tournée vers l’entreprise ALOGEA pour mener à bien le projet, et doit lui revendre ce terrain «avec la condition majeure d’y construire ce type de logement.

Nous allons réunir la Commission sociale afin d’échanger et de valider ce projet
» a expliqué hier au soir Nicole Quillien.

ALOGEA  (ex SAAHLM - Société Audoise et Ariégeoise d’HLM) est une entreprise sociale pour l’Habitat (Société anonyme d’HLM) créée en 1912 et dont la mission d’intérêt général s’exerce sur les Départements de l’Aude et de l’Ariège.

ALOGEA a déjà bâti des logements partagés en Ariège, notamment à Pamiers, Dun ou Léran.

«Le développement durable et la mixité sociale sont au cœur de ce projet» a indiqué Nicole Quillien. Les élus entendent «créer du lien social, rendre service à la population. Il faut pouvoir aider tout le monde».

L’Espace Initiatives Sociales et Economiques (EISE) de Mirepoix sera partenaire de l’opération.

En effet, outre les logements privés, une salle (en location) devrait être dévolue à l’EISE qui délocaliserait ici, à certains moments, certains de ses services.

Outre des animations, des associations, mais aussi des services d’autres communes pourraient être proposés là à cette nouvelle population.

L’approche pour les élus est de permettre à des personnes âgées encore autonomes de vieillir dans un cadre adapté, «de pouvoir interagir, échanger avec une population plus jeune».

La «maison partagée» se rapproche de la colocation, avec un appartement privé et des parties communes (ici la grande salle) préservant une vie sociale et une ambiance familiale, d’autant que ces structures de «village» sont de petite dimension.

Proche de la cité scolaire, cette maison partagée pourrait également attirer des étudiants, permettant «cette mixité sociale» désirée par les élus communautaires.

Pour le président de la CCPM «la machine de guerre est lancée». Pour autant Jean-Jacques Michau l’a indiqué hier au soir: «il ne s’agit que d’un début. 17 logements ne sont pas suffisants, plein de petits villages ont besoin d’être aidés afin que la population s’installe durablement».

NR | 28/01/2016 - 18:10 | Lu: 9024 fois