«Suppléments de mensonge»
Nouvel album d'Hubert Félix Thiéfaine
Hubert Félix Thiéfaine ne sait pas mentir, mais ça n’est pas de sa faute. Comme il dit: «J’ai les yeux trop clairs, je suis incapable de dissimuler, quand je mens, ça se voit tout de suite…»
Du coup, intituler son 16ème album studio «Suppléments de mensonge», expression puisée dans «Le Gai Savoir» de Nietzsche, était doublement tentant.
D’abord parce qu’Hubert a toujours voué une passion immodérée pour la philosophie, la littérature et la poésie.
A l’image de ces citations, françaises, anglaises, grecques ou latines, d’Aristote à Walt Whitman, dont il a parsemé le livret du disque.
Ensuite parce que le mensonge, particulièrement décliné au féminin, le fascine. Enjoliver la vérité, n’est-ce pas aussi le talent de l’artiste?
Ces suppléments, ils sont au nombre de douze, comme les hommes en colère, les travaux d’Hercule ou les coups de minuit.
Douze chansons qui comptent indéniablement parmi les meilleures d’une carrière déjà bien remplie.
Douze chansons réalisées par Edith Fambuena et Jean-Louis Piérot, le mythique tandem des Valentins qui a œuvré, parmi bien d’autres, pour Bashung, Daho Miossec, Brigitte Fontaine ou Jane Birkin. Une rencontre qui s’est déroulée presque par hasard, celui qui fait bien les choses.
Hubert en a écrit tous les textes, parfois sur un lit d’hôpital, mais pour la plupart des musiques, a eu envie de faire appel à d’autres compositeurs, expérience déjà tentée dans l’album précédent, «Scandale mélancolique» en 2005:
«J’étais si happé par l’écriture que je trouvais stupide de me forcer à composer. Pour moi chaque album est une nouvelle expérience, j’aime bien casser les outils, reconstruire, choisir.
Il y a pu y avoir jusqu’à cinq compositeurs pour une chanson… Des fois, c’étaient de belles mélodies mais qui ne fonctionnaient pas avec le texte. Il y a des gens très connus, très talentueux, des amis même, dont je n’ai pas pris la musique…»
Les heureux élus sont finalement une bonne demi-douzaine. Pas un casting, plutôt des rencontres aux sonnets, des connivences émotionnelles.
Ces chansons, de quoi parlent-elles? Fidèle à sa griffe poétique, jadis forgée aux strophes de Baudelaire, Rimbaud ou Ferré, Hubert y décline ses thèmes de prédilection: la mélancolie, l’amour, évidemment, même teinté de désespoir et de révolte devant le chaos du monde, L’amour, la folie et la mort, étroitement liés, ont toujours imprégné l’œuvre d’Hubert Félix Thiéfaine, thèmes éternels mais chez lui ciselés d’une écriture au scalpel, acérée, parfois cruelle, sans complaisance.
Malgré presque trente ans de carrière, Hubert Félix Thiéfaine reste inclassable. Ses métaphores et ses images crues l’ont sacré roi de la rime, de l’insolence et de la dénonciation à travers des textes des textes qui sont des odes à la vie.
Jeudi 10 janvier 2013 à 20h45 à l’Estive de Foix – Salle polyvalente
Tarifs: PT: 29 euros / TR: 23 euros / Abonné: 20 euros
Vente des billets à partir du lundi 10 décembre
Renseignements et réservations au 05.61.05.05.55 / www.lestive.com
Source: l'Estive, Scène Nationale de Foix et de l'Ariège
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