Du 14 au 21 décembre, la galerie fuxéenne Ephémère rue Bayle expose les œuvres de deux créatrices ariégeoises que l’on a pu admirer cet été aux Forges de Pyrène à Montgailhard.
Roselyne Mascaro incruste son empreinte dans la terre par des griffures et des formes plus stylisées.
C’est un défi: unir la terre, la main, les glaçures, les engobes, le feu qui fait fondre les émaux.
Elle sublime l’alchimie des flammes qui dévorent la paille, l’enfumage brutal qui révèle l’art du Raku, puisant ses racines dans les temps immémoriaux.
Les mains expertes de la créatrice réalisent des œuvres aux arrondis si doux et si forts en même temps, si pleins.
Les calligraphies aléatoires qui parcourent la surface de ces créations infiltrent leur poésie dans la terre en laissant des vibrations diffuses et sensuelles.
Ce ne sont pas des sphères mais des sculptures vibrantes, une matière amoureusement travaillée, pétrie dans les gammes d’ocre, de turquoise, densité d’un modelage silencieux et profond, dont la contemplation laisse des empreintes profondes.
Quant à Catherine Juge Thouroude, ses mosaïques sont un prisme à la vie, à la lumière.
Des références à l’art de la mosaïque byzantine de Ravenne exaltant les rayons de soleil selon d’incessantes variations, offrant une chair vibrante à leurs figures, leur géométrie lyrique.
Leur peau minérale constituée d’une myriade de tesselles colorées s’anime et scintille sous les effets changeants de la lumière naturelle.
Tout à la fois vitraux-sculptures et mosaïques-lumières, ces œuvres sont serties, enchâssées dans le métal.
Elles célèbrent l’union du verre et de la pierre, de l’opaque et de la transparence, de la couleur et de la pureté.
Dans l’habitat moderne, l’intensité lumineuse variable des jours transforme, estompe, magnifie et poétise la matière pure qui les compose.
Galerie Ephémère
Rue Bayle (à côté de la bijouterie Gomez)
du 14 au 21 décembre
tous les jours même dimanche de 10 à 19h
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