Laroque d'Olmes: la CGT entend permettre l'émergence d'une «prise de conscience collective»

Jean-Paul Bauzou, Christian Cassagnaud (CGT, Johnson Controls), Maurice Gracia et Frédéric Birobent (CGT, Union départementale), ont dénoncé hier soir en conférence de presse, «la casse de l’emploi et la mise en danger de l’outil industriel. Inacceptable, illégitime», le «plan de sauvegarde des emplois» présenté mardi soir en comité d’entreprise.
«Nous avons besoin de décisions politiques fortes, d’échos par nos parlementaires, alors qu’on nous présente un plan de sauvegarde, illégitime et inacceptable»: c’est ainsi que la CGT qualifie le «plan de sauvegarde des emplois» proposé par la direction de Johnson Controls, qui prévoit 55 suppressions de postes.
Une direction qui s’appuie sur des prévisions en termes de carnets de commandes, en raison notamment des difficultés du principal client de Laroque d’Olmes (60%), le constructeur Volkswagen.
«Alors que Johnson Control veut créer le site de l’excellence de technicité et d’ingénierie pour 2020», l’entreprise a annoncé en comité d’entreprise un «plan de sauvegarde des emplois» (PSE).
«On ne va pas accepter ces cinquante-cinq suppressions d’emplois», prévient Frédéric Birobent.
Et de rappeler: «le site de Laroque d’Olmes a réalisé 12 M€ de profits en 2014. Le rendement du site de production est de 17%. On ne peut accepter que ces richesses partent, car ces résultats ont été atteints au détriment de la santé des travailleurs.
C’est un scandale, d’autant que Johnson Controls a bénéficié de très nombreuses aides publiques».
Frédéric Birobent, dénonçant: «ce plan social pourrait arranger la robe de mariée de Johnson Controls dans l’optique d’une vente de toute la branche automobile de la société».
Jean-Paul Bauzou, Christian Cassagnaud (CGT, Johnson Controls) ont rappelé que le plan de sauvegarde des emplois comporte un volet de départs volontaires, qui pourraient intéresser «des salariés usés».
Les syndicalistes glissant: «sur nos 301 salariés (dont 40% de femme, l’âge moyen est de 45-48 ans, ndlr), 10% sont malades. Le risque psycho-social est connu par la médecine du travail».
Et d’indiquer qu’un salarié produisait ces dernières années 30 000 mètres de tissu par an; la moyenne était de 21 000 mètres par salarié voici dix ans.
«On peut ainsi évaluer les gains de productivité effectuée», estiment les représentants syndicaux, «auxquels s’ajoutent les suppressions régulières de postes de travail - une quarantaine par an».
Les syndicalistes de la CGT plaident également «pour une prise de conscience collective», et souhaitent mettre en «débat l’individualisation face au collectif».
Dans ce cadre, une réunion était organisée hier soir à Laroque d’Olmes où les salariés étaient réunis en assemblée générale pour débattre de ce plan social et des réponses à y apporter.
Car pour Frédéric Birobent, «la conviction des salariés va amener leur motivation. La colère on n’est pas là pour la mettre dans les urnes en votant FN» poursuit-il, «mais par la mobilisation de tous».
Et hier soir, «une quarantaine de salariés, mais aussi des citoyens laroquais susceptibles de se mobiliser étaient là» indique Jean-Paul Bauzou.
«Ils ont bien compris que si rien ne se fait, il y aura peut-être une cinquantaine de personnes en plus l’an prochain. Tout le monde préfèrerait éviter de faire grève, on pense à d’autres pistes».
Les syndicalistes ne sont pas «opposés aux mesures liées à l’âge et à la pénibilité. Par contre, elles doivent s’accompagner d’embauches et de la transmission des savoir-faire afin de ne pas pénaliser l’ensemble de l’entreprise».
D’autres choix existent pour l’entreprise, et «notamment le partage du travail». Ce serait, selon la CGT, «la plus juste rétribution des efforts consentis par les salariés au fil des dernières années. Il faut qu’ils prennent conscience que ces profits proviennent de leur travail».
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