L'excellence de l'Ariège au salon de l'agriculture de Paris

© midinews 2016

Nous vous l’avons annoncé il y a quelques jours: le Conseil Départemental initie cette année un dispositif exceptionnel dans le cadre du Salon International de l’Agriculture (SIA 2016).

Ce jeudi matin, le président Henri Nayrou et Nicolas Hubert son directeur de la communication en ont précisé les contours avec la presse ariégeoise: le département de l’Ariège ouvre du 27 février au 6 mars, une «Ambassade du bon goût» dans le hall 3 du SIA à Paris.

L’objectif de cette action c’est avant tout de valoriser les filières agricoles et artisanales de l’Ariège en permettant à une quinzaine de producteurs, transformateurs, artisans et restaurateurs ariégeois de profiter de cette grande vitrine ouverte sur le monde.

En effet, chaque année ce sont près de 700 000 visiteurs qui arpentent les allées de cette manifestation qui reste une opportunité pour se faire connaître.

Auparavant c’est à titre individuel ou sous la bannière plus large du Sud-ouest que les Ariégeois partaient en ordre de bataille dispersée à la capitale.

Les précédentes participations à cet évènement au rayonnement national ont cependant permis de mesurer les impacts en terme de contacts et de retombées, mais elles ne permettaient pas aux producteurs d’être accompagnés dans leur participation.

Une participation qui a un coût important surtout en temps de crise (il faut compter entre 5 000 à 8 000€ pour la location d’un simple stand, somme à laquelle il faut ajouter les transports, l’hébergement, le voyage).
Unité de lieu et d’action pour les productions ariégeoises au SIA 2016
Le département a souhaité accentuer son implication pour l’édition 2016 afin d’en faire une action forte de promotion de l’Ariège en terme de soutien des filières et donc de promotion du territoire.

«C’est l’épure de l’action publique que de participer au développement économique d’un territoire, souligne Henri Nayrou.

Nous avons lancé un appel à projets auprès des producteurs, une quinzaine ont répondu au cahier des charges (avec des produits issus de l’agriculture ariégeoise) leur offrant la possibilité de partager un stand de 120 m2 avec un lieu de restauration, car plus que des mots ou du papier, une bonne table aide à la communication d’un territoire...

Nous jouons les facilitateurs en mutualisant les frais pour inciter les Ariégeois à monter à Paris et donner les moyens aux producteurs de mettre en valeur leurs produits
».

D’autant que la plupart de ces producteurs n’ont pas le temps, ni les moyens (en terme financier, mais aussi de matière première) de rester dix jours au salon: «les 12 producteurs se répartissent 4 stands de 10 m2 chacun a raison de trois jours consécutifs, precise Nicolas Hubert l’organisateur de cette opération de promotion.

Seul le restaurateur, Philippe Lacube restera pendant toute la durée du salon et déclinera sur ses 65 m2 les spécialités ariégeoises.

Par ailleurs nous mettons également à disposition un espace privatif permettant de faire des relations publiques, rencontrer des clients potentiels...
»
Une démarche patrimoniale doublée d’un réel souci économique
Cette opération est stratégique comme l’affiche le président Nayrou, mais elle se veut aussi d’une grande sobriété, car les expériences passées, notamment avec les soirées festives et folkloriques n’ont que des retombées très limitées.

«Notre souci c’est la notoriété et la localisation, que l’on ne puisse plus confondre l’Ariège et l’Ardèche, on doit travailler là-dessus. La bonne chère permet d’y contribuer».

Et pour le reste, le Conseil Départemental a fait appel depuis le 1er février à un nouveau référent sur Paris avec l’agence conseil en relations publiques de Rachid'Arhab.

Cet ancien journaliste de télévision, membre du CSA, ami personnel d’Henri Nayrou dispose d’une connaissance approfondie des cercles parisiens et il compte bien s’appuyer sur son réseau pour valoriser le territoire (qu’il connait bien au demeurant notamment pour son Eco-golf).

«Son premier champ d’intervention direct sera de faire parler de l’Ariège dans les médias nationaux», précise le président du département qui a chiffré, en bon comptable des deniers publics, cette opération à 150 000€.

«Nous jouons dans la sobriété et l’efficacité... la vedette c’est l’Ariège avec ses produits et ses producteurs et personne d’autre».

Même si Ariège Expension, l’agence de développement économique et l’ADT, l’agence de développement touristique du département participent activement à cette opération de promotion, fini la déambulation d’élus et de techniciens, seul le président Nayrou et André Rouch, responsable de la commission agriculture sont prévus au salon pour vendre l’authenticité de notre département et la qualité de ses produits.

Une affaire à suivre...

Les ambassadeurs du terroir ariégeois présents Hall 3 allée H :

- Le Grenier à Jambons (Rimont): saucisse sèche, saucisson, charcuterie, pâtés, bocaux de plats cuisinés

- Les Gourmandises de Blours (Génat): confitures, gelées, coulis, sirops, jus de fruits, vinaigres

- Les délices de Pascale (St Lizier): champion de France de confitures

- Michau Père et fils (Bélesta): limonade de Fontestorbes    

- Sté André Cazaux (Saint-Lizier): charcuterie, conserves

- Domaine d’Engravies (Engravies): vin rouge

- Les Verges de Bousigues (Le Carlaret): jus de pomme

- Le Rucher'de Pouech (Moulis): miel de montagne

- Domaine de Lastronques (Lézat-sur-Leze): vins et jus de raisins

- Model'Nature (Saint-Lizier): Georgette

- Asinus (Saint-Girons): savons et cosmétiques au lait d’ânesse

- Saboterien Jusot (Arrien en Bethmale): sabots de jardin, sabots de Bethmale, sabots de décoration, objets d’art populaire

Parallèlement à cet appel à projets du département, d’autres Ariégeois porteront haut les couleurs du territoire dans le cadre des espaces de valorisation des élevages: la vache casta, la vache gasconne, les brebis tarasconnaises, le cheval de Mérens et le cheval du Castillonnais.

Laurence Cabrol | 18/02/2016 - 18:29 | Lu: 35584 fois