Vignoble: l'association Bi del Mas Bielh prépare le cru 2017

Il y a eu une première vendange, certes très symbolique à l’automne dernier, mais l’association qui porte le projet de réintroduire la vigne à Cailloup reste optimiste sur le devenir de ce précieux breuvage consommé déjà par nos ancêtres.
Elle tenait son assemblée générale il y a quelques jours, en présence de l’historien Louis Claeys, son président et d’une trentaine de membres, tous bénévoles pendant l’année pour se plier dans la bonne humeur aux travaux de la vigne et à la mise en valeur du site de Cailloup.
Au moment du rapport moral, ces sympathiques séances ont été évoquées, elles ont permis d’attacher les branches de la vigne, de planter des piquets, de désherber ou de mettre en place des crampillons pour guider les fils de fer.
Tous aux petits soins de la vigne de Cailloup
Philippe Babin, le parrain de l’association, a cédé son entreprise Les Coteaux d’Engraviès à Thomas Piquemal qui assure désormais l’aide et le soutien technique du vignoble alors que l’entretien régulier est réalisé en relation avec Patrick Lopez, des Espaces Verts de la Ville de Pamiers.
«Les 130 pieds qui n’avaient pas pris ont été remplacés et il y aura encore une centaine de pieds à renouveler à l’automne prochain», explique Louis Claeys qui constate que 2016 a été une année importante pour la vigne de Cailloup car c’est la première année de l’âge adulte de la parcelle.
«Si la vigne se porte bien c’est bien grâce à tous ceux qui se sont associés à cette ambition. 2016 s’ouvre avec de belles perspectives, notamment le 2 mars avec la première taille des 2 700 pieds.
La tâche est délicate, elle conditionne l’avenir du vignoble et la qualité de son vin. Mais il faudra aussi entretenir cette vigne toute l’année (traitement à la bouillie bordelaise ou souffre, ébourgeonnage, etc…).
Nous allons nous y attacher chaque premier mercredi du mois. Le terrain sera enherbé en 2017 avec le concours des Espaces Verts.
Ce sera de l’herbe bio permettant ainsi de certifier le label vers lequel nous tendons… ensuite la nature fera le reste».
Et qui parle de vin parle de bouteille
L’association a mis la barre haute, ce ne sera pas une piquette, mais un vin à 12,5°.
Elle lance un appel aux artistes appaméens pour un projet d’étiquette: «pourquoi ne pas organiser un concours de dessin et après le vin, réfléchir sur un projet pour la bâtisse qui n’est pas encore mise hors d’eau… peut-être en rapport avec le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle».
Comme prévu le bureau de l’association est conservé jusqu’à la livraison des premières bouteilles. La cotisation annuelle est fixée à 10€ (les souscripteurs en sont exemptés).
La séance s’est achevée avec un verre de Gamay, en attendant celui de Cailloup.
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