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Il menace de mort sa compagne, les gendarmes et écope de 6 mois ferme
15/06/2012 | 18:57
© MidiNews 2012

Le couple vit en concubinage.

Ils sont parents d'un petit garçon de 4 mois.

Suite à l'appel d'une assistante sociale chassée de l'appartement, les gendarmes investissent le domicile conjugal à Saint Girons le 7 juin.


Dans leur rapport, les militaires font état: «d'un individu très énervé, incontrôlable, ne voulant pas que sa compagne quitte le domicile en amenant l'enfant»

Tout a débuté par une dispute, elles sont nombreuses les disputes dans ce foyer.

La jeune femme menace de partir avec le bébé, le père craque et devient violent.

«Il a sorti un couteau de cuisine, disant si quelqu'un essaye de m'enlever mon fis, je le plante» tout en montrant la carotide, raconte un gendarme.

«Je vais te buter, te planter.

Je ferai de la taule et après je récupérerai mon fils
»

S'ensuit des insultes, des menaces de mort à l'encontre d'une militaire, «j'ai déjà cassé du flic, j'hésiterai pas»

Une 2ème équipe de gendarmes (4 en plus) est appelée sur place pour maîtriser l'homme.

Y.S est enfin ceinturé.

Placé en garde à vue, auditionné, il est ensuite déféré à la maison d'arrêt de Foix en attendant sa comparution immédiate.

Sa compagne était entendue.

Lors de son audition, elle déclarait «de violentes disputes ont débuté à l'annonce de ma grossesse.

Il a l'habitude de me secouer dans tous les sens, de me gifler
»

A la barre du tribunal correctionnel, Y.S n'a pas «l'intention de s'éterniser.

Ce qui est fait, est fait
»

«C'est la journée» commente Isabelle de Combettes de Caumon, présidente avant de lire l'expertise du psychologue qui décrit: «un homme sans qualification, marqué par son passé familial; une enfance difficile et un placement en famille d'accueil dès son plus jeune âge.

Le prévenu aurait appris voici peu, être le père d'un enfant de 3 ans.

La mère ne l'aurait pas informé ni de sa grossesse, ni de la naissance.

Un choc pour cet homme qui fait l'objet d'un sursis (18 mois) pour une autre affaire
»

La compagne est appelée à la barre.

La jeune femme «ne souhaite pas se constituer partie civile... c'est un homme que j'aime, le père de mon enfant»

Elle envisage de continuer sa vie avec lui, «après un petit laps de temps» rajoute-t-elle.

Au ministère public, Claude Cozar, souligne: «les affaires se suivent et ne se ressemblent pas.

On peut craindre une vie qui ne lui a pas permis de se structurer.

Comme je pense que ce jeune homme a des chances de s'en sortir, je ne demanderai pas le maintien en détention, d'autant qu'il doit faire 18 mois pour une autre affaire
»

Le procureur insistait néanmoins sur les soins, le suivi.

Pour son avocat, Me Casellas-Ferry «Y.S a commis des faits graves, mais il ne serait pas passé à l'acte.

Il est très jeune et réclame des soins
»

L'avocat poursuit: «son couple connait de graves difficultés financières.

Placé toute son enfance, son amour fusionnel pour son fils l'a aveuglé.

Les menaces de sa compagne et l'arrivée des gendarmes l'ont fait basculer
»

Les juges n'ont pas suivi les réquisitions du procureur.

Y.S a été condamné à 6 mois ferme; en sus, il devra effectuer les 18 mois du sursis d'Evreux qui a sauté.

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auteur: NR | publié le: 15/06/2012 | 18:57 | Lu: 15443 fois