M.B se présente à la barre du tribunal correctionnel.
La jeune femme née en 1971 à la Réunion est placée sous contrôle judiciaire depuis le 25 avril 2012.
Elle comparaît sous les chefs de «menaces de mort ou d'atteintes aux biens à l'encontre d'un chargé de mission du service public»; faits commis le 30 mars 2012 à Foix et «outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique» faits commis le 5 avril.
Petit rappel des faits:
Le 30 mars, M.B se présentait sur les lieux d'un cours de gym de l'école Lucien-Goron à Foix et menaçait l'enseignant, sous prétexte qu'il aurait «tiré les cheveux de sa fille»
Furibonde, la mère d'élève en venait aux menaces: «je vous ferai la peau avec un couteau»; devant le sang froid manifesté par l'enseignant, elle en rajoutait employant des mots fleuris en créole ou un «rien à foutre bâtard»
L'enquête conduite par la police a souligné qu'un contentieux existait déjà entre l'enseignant et cette mère d'élève «plutôt vive»
Placée sous contrôle judiciaire, M.B a fait l'objet d'une expertise psychologique.
La présidente du tribunal, Isabelle de Combettes de Caumon lit le rapport duquel il ressort que la jeune femme présente «une pathologie mentale et un trouble du comportement relevant d'une enfance chaotique vécue à la Réunion.
Une position de victime résultant d'antécédents douloureux et traumatiques, nécessitant des soins» est relevée par l'expert.
M.B était sommée «de ne pas revenir à l'école pour ne pas envenimer encore les rapports avec les enseignants», sommation qu'elle a suivie à la lettre, attendant chaque fin d'après-midi sa fille au coin de la rue.
A la barre, M.B est beaucoup plus tranquille et elle nie les faits: «je ne l'ai pas insulté ni menacé, par contre on m'a menacée moi de me retirer mes enfants»
Violentée dans sa jeunesse, M.B élève seule ses enfants (des enfants de quatre pères différents). Pour son avocat Me Plais, «elle a fait beaucoup d'efforts. Elle travaille et vit actuellement seule avec deux d'entre eux»
L'avocat poursuit: «ses insultes ne sont que des mots créoles colorés... ses enfants elle y tient plus qu'à la prunelle de ses yeux»
Pour la partie civile, il est plus important que la mère comprenne ses gestes que d'indemniser l'enseignant: «par-delà cette tendance à la victimisation, il faut tenter de lui faire entendre la gravité des faits.
Son souci premier doit être la bonne intégration de sa fille à laquelle le comportement de sa mère ne doit pas être préjudiciable»
Au ministère public, Olivier Caracotch prône l'apaisement: «le contrôle judiciaire a été profitable à Mme B. Depuis, elle est beaucoup plus posée, l'agressivité dont elle avait fait preuve au moment des faits étant tombée. Qu'elle poursuive dans cette voie»
Le procureur requiert «trois mois assortis d'un sursis et mise à l'épreuve avec obligation de soins»
Les juges ont suivi le procureur: trois mois assortis d'un sursis et mise à l'épreuve. Obligations de soins et 300 € pour les frais d'avocat de la partie civile.
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