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Tribunal correctionnel: violences et détention d'armes, deux mois de prison ferme pour l'ex légionnaire
21/09/2012 | 10:13
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On s'en souvient, c'est dans le quartier de la Condamine à Ax-les-Thermes que les gendarmes avaient découvert le 8 juillet dernier, d'importantes quantités d'explosifs artisanaux, des armes à feu et des armes blanches à l'intérieur d'une habitation.

«C'est suite à une perquisition, pour une affaire distincte, que la découverte avait été faite» explique Marilyn Blanc, vice-procureur du parquet de Foix.

Une affaire de «violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité»

Les faits se sont donc déroulés le 8 juillet aux alentours de 0h35.

Ce soir là, l'ancien légionnaire né en 1965, se rendait chez sa voisine, incommodé par les bruits.

En état d'ébriété (3g), une machette à la main, l'homme interrompait le repas pris en compagnie d'un couple d'amis et leurs enfants.

L'un d'entre eux s'interposait et réussissait à désarmer l'ancien légionnaire.

Dans la violente bagarre qui s'ensuivait, ce dernier a été blessé à la mâchoire.

À l'arrivée des secours, il fut transporté au centre hospitalier du Val d'Ariège, avant d'être évacué vers un hôpital toulousain.

A l'audience du Tribunal correctionnel, G.P comparaît donc pour diverses infractions: «violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité; port prohibé d'arme de catégorie 6; détention sans autorisation d'arme ou munitions de catégorie 1 ou 4; détention sans autorisation de produit ou engin explosif»... ouf!

A ses côtés, A.B, 21 ans, fabricant amateur desdits «produits explosifs artisanaux» confectionnés par ses soins à base de peroxyde d'acétone, produit jugé «très dangereux»

Tous deux sont passionnés par «l'air soft», un jeu à dimension réelle, consistant à mettre ses acteurs en situation de guerre, armes factices (ou tout du moins chargées à blanc) et engins explosifs de type «pétard» en soutien.

Me Fabri, défenseur de G.P, explique tout d'abord: «les agresseurs de mon client n'ont pas été poursuivis alors qu'il a eu fracture de la mâchoire, dents en moins et blessures au visage»

Concernant les autres délits, il souligne: «il a rangé la machette dès qu'on lui a dit qu'il y avait des enfants dans la pièce»

Quant aux nombreux chefs d'accusation concernant les armes détenues par G.P, il s'agirait «d'armes factices et seulement utilisées dans le cadre du jeu air soft. Il a seulement omis de les déclarer.

Les pétards eux-mêmes font la plupart du temps office de fumigènes sur le terrain et chacun en ignorait la dangerosité. Il n'y a donc pas d'élément moral
»

L'avocat a plaidé «la relaxe ou, à titre subsidiaire, la clémence»

Le tribunal ne l'a pas suivi et a condamné G.P. à deux mois de prison ferme, interdiction de posséder une arme pendant 5 ans et confiscation des armes saisies.

A.B., lui, a été condamné à un mois de prison avec sursis et non inscription sur le volet B du casier judiciaire.

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auteur: NR | publié le: 21/09/2012 | 10:13 | Lu: 15322 fois