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Tribunal correctionnel de Foix: «quand le calumet de la paix se transforme en calumet-manivelle»
10/10/2012 | 18:48
© MidiNews 2012

Elle (D.C) a 22 ans, lui (J.S) guère plus; tous deux sont actuellement sans emploi et comparaissent pour «violences en réunion»

Le 8 août, sur le parking d'une grande surface à Saint-Lizier, le couple «a décidé d'avoir une explication avec J», collègue de la jeune femme.

Ce dernier se serait plaint à la direction, «elle prendrait les salariés pour ses larbins»

Les relations entre collègues sont conflictuelles, «tous les soirs elle rentrait en râlant... ça pouvait plus durer, fallait y mettre un terme» confie J.S à la barre.

Et voilà donc nos «deux lascars» prêts en découdre. Seulement, les choses se corsent sur le parking.

La femme de J s'interpose et reçoit coups de poing et de pied de la part de D.C, avant de recevoir un coup de manivelle sur le bras, coup porté par J.S, alors que sa compagne se vante d'avoir un 9 millimètre chez elle... ambiance.

Un témoin et un certificat médical corroborent les faits.

Quand la présidente du tribunal relate l'affaire, le jeune homme s'impatiente: «je vais pas passer deux heures à me faire casser du sucre sur le dos»... alors qu'il se fait «remonter les bretelles» par Isabelle de Combette de Caumon, J.S rajoute «je m'exprime, c'est tout»

Alors que son amie tente de se faire discrète, il explique à la barre: «j'ai rien fait moi. Si j'ai sorti la manivelle c'était pour calmer les ardeurs. Si je l'avais frappée, elle aurait autre chose qu'un hématome, elle fait 50 kg toute mouillée»

Leur avocat, Me Barron défend «une procédure un peu brouillonne, un conflit larvé où l'on se titille, on se dispute, engendrant un problème lourd à gérer au quotidien»

Il poursuit en dénonçant «une possible exagération des témoins et une incertitude sur ce qui a fait déraper les choses»

Au Ministère public, Olivier Caracotch ne mâche pas ses mots: «au lieu d'utiliser le calumet de la paix, il brandit le calumet-manivelle»

Le procureur souligne: «il s'agit de violence en réunion avec usage d'une arme établi. Elle s'est interposée et a pris le coup... il faisait tournoyer la manivelle, objet devenu arme»

Le procureur demandait 4 mois avec sursis à l'encontre de J.S «une peine de nature à le faire réfléchir» et 1 mois avec sursis pour D.C «co-auteur des violences»

Le jeune couple quittait le tribunal, elle avec un mois avec sursis, lui 4 mois avec sursis qui s'ajouteront aux mentions de son casier judiciaire.

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auteur: NR | publié le: 10/10/2012 | 18:48 | Lu: 9879 fois