Début juillet, le tribunal correctionnel de Foix condamnait le «gang des Roumains», 5 hommes soupçonnés d'une série de cambriolages à Pamiers, à la prison ferme.
On retenait à l'époque que les Roumains s'étaient rencontrés dans un squat de Toulouse. Ils décidaient de monter en Andorre «faire des affaires» et en cours de route s'arrêtaient à Pamiers.
Ayant besoin de liquidités, ils visitaient pas moins d'une dizaine de commerces, dont une annexe du Conseil général où du matériel informatique, des ordinateurs portables, des moniteurs, des télés et des appareils photo multiples étaient volés.
Les larcins des divers vols ne seront jamais retrouvés. Dans ses réquisitions, Claude Cozar, procureur, demandait la prison sans sursis possible (de neuf à douze mois de prison ferme avec maintien en détention selon les prévenus) et mandat d'arrêt prononcé à l'encontre des absents.
Escorté par les forces de l'ordre, un de ces absents qui se trouvait sous le coup d'un mandat d'arrêt, a fait son entrée hier au tribunal correctionnel de Foix.
S.O. est né en 1989 à Blaj en Roumanie. «Pour le jeune homme, la France représente l'eldorado» explique son avocat.
Me Vercellone dénonce «une vie misérable, un dossier teinté de misère»
Il plaide pour «une petite main qui s'est trouvée confrontée à une situation économique difficile dans son pays. Il est venu en France travailler, peut-être au noir sur des chantiers»
Mais voilà, arrivé en France une semaine avant la série de cambriolages qui faisait grand bruit à Pamiers, S.O. s'installait dans un squat de Toulouse, à Empalot.
Là, il rencontrait ses acolytes et la nuit du vol servait de chauffeur. Venu de Toulouse dans deux voitures, le groupe avait été contrôlé par des gendarmes à Varilhes, en début de soirée.
Les militaires avaient soigneusement relevé les identités des sept hommes répartis dans une Golf et une Nissan Primera...
Suite aux cambriolages, S.O. regagnait la Roumanie où vit sa compagne et leur bébé de 8 mois.
De retour en France il était interpellé et placé en détention.
A la barre du tribunal, S.O. semble perdu. Il ne conteste pas sa participation au raid; mais dément avoir conduit la voiture.
La présidente, Isabelle de Combettes de Caumon, s'est adjoint les services d'un interprète. Ce dernier traduit: «je m'excuse; oui, j'ai fait ça»
Au moment des faits, le jeune homme n'avait pas de mention sur son casier judiciaire.
Peut-être pour cela, le procureur Olivier Caracotch ne demande que neuf mois et maintien en détention «l'enquête a été exemplaire; cette nuit là nous avons eu affaire à un raid. On cible une zone de nuit et on essaye de voler un maximum de choses»
Me Vercellone demande à ce que la peine soit assortie du sursis «mon client n'a pas de casier»
S.O. a été condamné à 6 mois ferme; il sera maintenu en détention. Il reste sous le coup d'une information judiciaire ouverte à Toulouse pour une autre série de cambriolages.
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