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Tribunal correctionnel de Foix: «une peine réparatrice» a été requise par le procureur de la République
21/11/2012 | 17:59
Olivier Caracotch, procureur de la République
© MidiNews 2012

Les deux jeunes hommes qui se présentent à la barre du Tribunal correctionnel de Foix sont tous deux nés en 1994 à Saint Lizier.

Tous deux sont poursuivis pour «violence aggravée par deux circonstances», et placés sous contrôle judiciaire.

Le 2 octobre 2012 à Saint-Girons, le directeur d'une grande surface était agressé par deux individus.

Le vigile alertait la gendarmerie. En état d'ébriété, D.H et R.S n'ont apparemment pas supporté que l'adjudant chef leur confisque les packs de bière qu'ils venaient d'acheter en vue d'une soirée.

Alors qu'il leur demande leurs papiers, la situation dégénère, des insultes commencent à pleuvoir: «ils voulaient casser du gendarme» explique le militaire, rajoutant: «et à tour de rôle les deux garçons hurlent sur moi et tout d'un coup une bagarre éclate»

L'adjudant chef était blessé dans l'altercation qui s'ensuivait.

Interpellés, puis placés en garde à vue, D.H et R.S ont reconnu les faits.

Devant la présidente du Tribunal, ils avouent «regretter leurs gestes»: «j'étais énervé, la pression est montée» explique D.H qui a aussi agressé le directeur du supermarché.

Concernant son client, Me Cazélas parle d'«un milieu familial défaillant; le jeune homme (tout juste majeur comme son copain NDRL) serait suivi éducativement, il bénéficierait de l'aide de la Mission Locale»

A la défense de R.S, Me Dedieu souligne «des carences d'autorité; sous l'emprise de l'alcool, son client n'aurait pas su se maitriser»

Ni l'un, ni l'autre n'ont encore de casier judiciaire.

Au Ministère public, Olivier Caracotch affirme: «ces faits sont désagréables. Des gendarmes sont appelés par un commerçant et tentant de régler une situation conflictuelle sont victimes de violence»

«L'un comme l'autre étaient alcoolisés» poursuit le procureur, soulignant: «il ne s'agit pas de rébellion mais de faits de violences volontaires; le militaire a reçu un coup de poing. Immatures et irresponsables, ils s'en sont pris à l'autorité»

Olivier Caracotch a demandé «une peine réparatrice»: 4 mois avec sursis et 140h de travail d'intérêt général pour D.H; 80h de travail d'intérêt général pour R.S, obligation d'effectuer ce travail dans un délai de 18 mois.

Réquisition qui été suivie par les juges de la Chambre correctionnelle.

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auteur: NR | publié le: 21/11/2012 | 17:59 | Lu: 13159 fois