ariège > faits divers > justice
Tribunal correctionnel de Foix: supplément d'information pour le braquage de Daumazan
12/12/2012 | 19:08
© MidiNews 2012

On se souvient encore de ces braquages qui ont touché plusieurs communes l'hiver dernier.

A Daumazan, le 29 février, à 8h40, trois hommes portant des cagoules et vêtus de noir braquaient le bureau de Poste.

Sur place, une guichetière et une personne chargée du ménage; toutes deux n'étaient pas victimes de violences physiques, mais étaient «particulièrement choquées»

Rapidement, le plan Epervier était activé; un dispositif était mis en place par la gendarmerie, mobilisant la communauté de brigades de La Bastide de Sérou (Le Mas d'Azil et Le Fossat), mais aussi le PSIG et la BR de Pamiers, plus l'hélicoptère basé aux Pujols, le tout sous les ordres du commandant de compagnie Ausset.

Pas de témoins chez les voisins immédiats, peu d'indices.

Toutefois, le lendemain, le filet se resserrait sur Montbrun-Bocage, un secteur particulièrement boisé de la Haute-Garonne, situé à quatre kilomètres environ de Daumazan.

Un suspect au comportement étrange (à pied et cherchant à se cacher) était interpellé et placé en détention.

Un second individu était arrêté le lendemain; le troisième larron se rendait aux forces de l'ordre un peu plus tard.

Hier, ces trois jeunes gens étaient face à leurs juges au tribunal correctionnel de Foix.

Deux jeunes de Toulouse: B.A 24 ans, D.K 20 ans et B.T 20 ans (originaire de Saint-Lizier) sont entrés escortés par le personnel pénitentiaire.

D'entrée, la présidente du tribunal souligne «l'absence d'instruction de B.T qui n'a jamais été entendu»

Le procès doit être reporté «car ce garçon doit avoir les mêmes droits que les autres» explique Claude Cozar, au Ministère public.

Pour le procureur, «cette affaire extrêmement grave pourrait entrainer une peine conséquente»

N'ayant pas de gros casiers, les trois jeunes gens ont échappés aux assises.

Pour éviter tout risque de «collusion et de concertation», le maintien en détention était demandé par Claude Cozar.

Pour commettre leur hold-up, les prévenus se sont rendus en auto-stop à Daumazan et sont repartis à pied; leurs armes étaient factices...

Me Baby, avocat de B.K parle «de pieds nickelés en matière de compétence de crime»

Le tribunal a donc ordonné un supplément d'information, dont une analyse psychiatrique de BT.

Ils seront jugés le 5 février et sont repartis en prison en attendant leur procès.

actualites Ariege
auteur: NR | publié le: 12/12/2012 | 19:08 | Lu: 6631 fois