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Tribunal correctionnel de Foix: le compagnon et père menaçant écope de 6 mois avec sursis
16/01/2013 | 18:23
Olivier Caracotch, procureur de la République
© MidiNews (archives)

Détenu pour une autre cause, D.F fait son entrée au tribunal correctionnel de Foix.

L'homme est accusé de «menaces de mort sur son ex compagne et ses enfants»

C'est l'histoire d'une relation passionnelle, compliquée; «d'une relation pathologique» selon les gendarmes de Lavelanet qui ont conduit l'enquête.

Ce 7 juillet 2012, D.F était interpellé à Bélesta suite à une altercation avec un voisin et son ex compagne.

Sous l'emprise de l'alcool, il était placé en détention. L'enquête de voisinage établissait qu'il «était l'auteur de divers troubles à l'ordre public; de grosses colères quand il boit»

Durant ses auditions, il avouait «vivre une relation passionnelle avec son ex compagne»

De cette relation sont nés trois enfants; la plus jeune était âgée de 6 ans à l'époque des faits.

D.F supporte difficilement que leur garde exclusive ait été confiée à son ex.

Il avoue les menaces sur cette dernière, mais nie avoir intimidé ses enfants, et l'explique à la barre: «je me suis occupé d'eux durant les six derniers mois pendant qu'elle travaillait; j'acquitte les factures de cantine, je vais les chercher à l'école»

L'homme semble sincèrement attaché à ses enfants, revient sans arrêt sur ses relations avec eux.

«Seulement, le coupe la présidente du tribunal (juge unique pour cette affaire, NDLR), votre fils nous a dit que du jour au lendemain vous leur avez expliqué, avec force détails, comment vous alliez les tuer. C'était horrible selon lui»

«Mes enfants c'est ma vie» réplique-t-il, soulignant: «je n'ai pas cette violence en moi; j'étais sous l'emprise de l'alcool. En prison, je suis suivi par une psychologue pour travailler sur cette relation pathologique»

Ces propos sont confirmés par son avocat Me Maissonnier: «il était au cœur d'un amour fusionnel, violent; aujourd'hui, il s'est engagé sur le chemin de la rédemption»

L'avocat demande «l'indulgence», plaidant pour un homme «qui veut s'en sortir, qui a trouvé un emploi en Pays d'Olmes»

Au Ministère public, Oliver Caracotch rappelle la violence des propos tenus, «avec un réel sadisme. Avec précision, force détails vous avez expliqué comment vous alliez leur sortir les entrailles de leurs abdomens...»

Le procureur s'attarde «sur la perception encore plus dramatique pour les victimes générant la crainte exacerbée d'un passage à l'acte»

3 mois avec sursis et mise à l'épreuve durant 2 ans étaient demandés par le procureur, ainsi qu'obligation de soins, interdiction de rentrer en contact avec son ex compagne et 200 € d'amende pour la contravention connexe.

D.F a donc écopé de 6 mois avec sursis et autres obligations requises par le Ministère public.

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auteur: NR | publié le: 16/01/2013 | 18:23 | Lu: 7710 fois