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Camp de concentration du Vernet d'Ariège: la demande d'inscription aux monuments historiques toujours à l'étude

Crédit photo: Ville de Pamiers

Après une visite d'une commission sur place le 13 juin 2012, la demande de l'Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du camp de concentration du Vernet d’Ariège est toujours à l'étude.

L’association y proposait l’inscription des vestiges du camp de concentration du Vernet d’Ariège sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques et sites.

«Nous avons sollicité cette inscription au titre d’une mémoire immatérielle dont ces patrimoines mobiliers et immobiliers sont la trace. Notre requête a été aussi motivée par un souci de pérennité de ce haut lieu d’histoire et de mémoire.

En effet, les anciens internés qui ont créé l’amicale le 1er décembre 1944 ont toujours eu pour objectif fondamental de perpétuer l’histoire de ce camp de concentration.

Ils étaient tellement centrés sur cet objectif qu’ils ont modifié les statuts de l’amicale, dans les années 1990, afin que leurs descendants, leurs proches ou des personnes désireuses de les aider puissent y adhérer.

De nos jours, ce sont essentiellement ces derniers cités qui sont les plus nombreux au sein de l’amicale. Nous sachant nous-mêmes pas éternels, nous souhaitons que cette inscription protège dans le futur le travail accompli par le passé et qui continue présentement au travers de nos activités
» détaille Raymond Cubells, son président.

Le président a également poussé un petit coup de gueule après les propos d’Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste lors de l’émission «Mots Croisés» diffusée lundi 21 janvier sur France 2.

L’objet de ce courroux réside dans une phrase du représentant socialiste: «juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu l'être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames et des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France, qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants»

Raymond Cubells a exprimé sa désapprobation dans une lettre aux membres de l’association: «comment oser parler d'accueil alors que les Républicains Espagnols qui ont passé la frontière après s'être battus pour défendre seuls leur deuxième République, ont été internés dans des camps de concentration» s’indigne-t-il.

L'Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du camp de concentration du Vernet d'Ariège se dit toujours prête à accueillir sur le lieu d'histoire et de mémoire dont elle assure la pérennité depuis le 1er décembre 1944, date de sa création, toute personne qui souhaite connaître ce qui s'est passé de 1939 à 1944 dans ce camp de concentration français.

Anne-Sophie Fontanet | 25/01/2013 - 18:55 | Lu: 26139 fois