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Rentrée syndicale: la CGT «ne veut pas prendre la responsabilité de l'échec du politique»

© midinews 2014

C’est en marge de l’AG de rentrée que l’union départementale des syndicats CGT de l’Ariège a tenu jeudi dernier sa conférence de presse de rentrée dans les locaux syndicaux du Fossat, haut lieu symbolique, le jour même où la cellule de reclassement des établissements Cottes recevait les premiers salariés ayant perdu leur emploi pour raison économique.

Première rentrée syndicale pour Didier Mézin, nouveau secrétaire général de l’union départementale de la CGT 09.

Selon lui les syndicats ne doivent pas prendre la responsabilité de l’échec du politique. Trois axes ont émergé de cette réunion: «tout d’abord nous avons officialisé la création d’un comité départemental des privés d’emploi CGT il sera animé par Laurent Ruffat, c’est un geste fort qui donne de l’importance à ce salariat précaire.

Nous avons ensuite convenu de tisser des contacts plus forts avec l’ensemble de nos syndicats, dans une période compliquée comme la notre, avec la réalité des entreprises ariégeoises, beaucoup de salariés ont un sentiment de culpabilité ou ont peur de perdre leur emploi. Ils sont même prêts à accepter beaucoup de choses, y compris des brimades ou de mauvaises conditions de travail pour conserver leur place… face à cette souffrance, il est de notre devoir de renforcer les liens et d’être davantage présents dans les entreprises.

Enfin nous avons évoqué les journées d’action à venir. Il y en a trois: le mardi 30 septembre à Toulouse, une manifestation régionale des retraités, le 9 octobre toujours à Toulouse dans le cadre du 10e Congrès des Régions (une manifestation organisée par l’association des régions de France). On prévoit à cette occasion la présence de nombreux ministres du gouvernement, ce sera pour nous l’occasion de dire tout le mal qu’on pense de leurs actions.

Enfin la troisième journée d’action aura lieu à Foix le 16 octobre en plein débat parlementaire sur le projet de loi sur le financement de la sécurité sociale nous ajouterons à la protection sociale les salaires, l’emploi et les projets industriels en Ariège
».

Didier Mézin avoue qu’en Ariège comme partout ailleurs en France, «les gens sont déçus, la CGT a une place à prendre aux côtés de salariés ou de privés d’emplois de plus en plus désabusés».

Refusant la feuille de route de Pierre Gattaz et du Medef, les syndicalistes se tournent résolument vers l’intérêt des salariés. En Ariège, face à un tissu industriel en mauvais état, et suite aux conflits sociaux qui ont agité le landerneau médiatique, l’union départementale entend revenir aux fondamentaux en se focalisant sur la défense des salariés, se réapproprier la défense des services publics.

Les prochaines élections professionnelles de la fonction publique (elles concernent les trois fonctions publiques: état, santé, territoriale) sont un test majeur pour les syndicats et leur force de mobilisation.

«Ce sont des élections majeures, elles concernent 12 millions de votants».

La rentrée sociale risque d’être chargée en Ariège comme partout en France.

Laurence Cabrol | 29/09/2014 - 18:26 | Lu: 21130 fois