Journée d'action de la CGT en Ariège, près de 500 manifestants dans les rues de Pamiers
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Pour la quatrième fois depuis le début de l’année la centrale syndicale appelait à la grève et à la mobilisation ce jeudi.
Cette fois c’est à l’occasion de l’examen du budget de la Sécurité sociale que le syndicat a mobilisé ses troupes.
Cet appel national à manifester vise également à occuper le terrain à quelques semaines des élections professionnelles dans les trois fonctions publiques.
Dans le département de l’Ariège, la manifestation a eu lieu à Pamiers avec un départ devant l’emblématique usine Aubert & Duval. Aux côtés des militants de la CGT ceux de Solidaire, les autres centrales ayant préféré décliner l’invitation au niveau local. Sans parler d’éclatement de l’unité syndicale, une posture que Didier Mezin, secrétaire général de l’UDCGT a cependant regretté.
«Nous ne sommes pas arrivés à convaincre d’autres organisations syndicales… pourtant ce n’est pas en 2017 ou 2018 s’il y a une alternance politique qu’il faudra défendre la sécurité sociale, c’est aujourd’hui qu’il faut monter au créneau. Il ne faut pas calculer syndicalement ce qui est bon ou pas… Paradoxalement les cinq organisations représentatives ont des contacts au niveau national.
Faut-il avoir un gouvernement de droite pour nous mobiliser et défendre des dossiers comme la sécu dans l’unité? C’est une question que je me pose. En tout cas aujourd’hui socialement parlant on n’a rien à envier à ce que l’on a connu sous Sarkozy. Il y a de quoi faire et nous à la CGT on n’a pas l’habitude de baisser les bras».
Didier Mézin refuse de laisser la sécurité sociale aux banques et aux assurances privées «nous de cette Sécu-là on n’en veut pas».
La mobilisation vise à «donner aux salariés des éléments de compréhension», car ils «ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés par ce gouvernement», a estimé le responsable syndical, qui accuse l’exécutif de «remettre à plat» tous les acquis sociaux «à la demande du Medef».
| La grève au Smectom du Plantaurel se durcit Les manifestants du centre de tri et de collecte des déchets en grève depuis ce matin sur les sites de Varilhes, Villeneuve et Manses se sont joints au mouvement de la journée d’action nationale pour défendre la sécurité sociale. Pour Alain Gomes secrétaire général CGT au Smectom «la sécurité sociale touche toutes les familles. Depuis la dernière grève fin mai nous avons retrouvé un certain dialogue social avec les élus du Smectom, mais sans pour autant voir aboutir nos revendications: on arrive à échanger, mais nos demandes n’aboutissent pas. Aujourd’hui nous mettons nos élus devant leurs responsabilités. Nous déplorons de voir que les projets en cours n’ont pas les moyens d’être concrétisés. Les conditions de travail ne sont pas à la hauteur de l’évolution de notre collectivité, clairement nous demandons que l’autorité territoriale fasse évoluer notre structure et mette la main à la poche». Invoquant le service public de qualité rendu aux usagers, les agents en grève entendent mettre la pression pour se faire écouter. «Notre point d’indice est gelé depuis 2010 et en matière de pouvoir d’achat nous n’avons eu que 50 % de ce qu’on demandait», précise Séverine Pons du syndicat FO. «Quant aux autres revendications à savoir la création d’un service santé et sécurité, la mise en œuvre de locaux adéquats en dur, tout est bloqué. Ce n’est pourtant pas par faute de moyens, notre budget est sain et si les investissements que l’on a prévu depuis dix ans ne sont pas réalisés (rien n’a été fait sur Varilhes ni sur les quais de transport) on nous promet 24 M€ d’investissements à faire dans l’avenir, mais quand ?» Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent et Eric Coneim de l’UNSA ne veut plus les écouter, il veut des actes. «Nous sommes inquiets, car malgré toutes les alertes lancées nous avons l’impression qu’il n’y a pas de volonté de la part de l’autorité territoriale de négocier… on ne fait pas grève par gaieté de cœur». Malgré le bureau des élus qui doit se tenir ce soir à 18 h, les responsables syndicaux sont réservés quant à la reprise du travail. La grève devrait être reconduite demain vendredi. |
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