Ce qui a changé depuis le 1er novembre en Ariège: trêve hivernale, électricité, gaz...
© midinews - Philophoto
Le premier novembre a sonné le début d’une série d’augmentation dans le domaine de l’énergie.
Bien que l’arrière-saison ait été particulièrement agréable cette année et que les Ariégeois n’aient pas encore allumé leur chauffage, on annonce une baisse des températures pour mercredi avec une limite pluie-neige à 1500 m.
Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, les tarifs réglementés du gaz naturel ont augmenté en moyenne de 2,31 % HT depuis samedi (il s’agit de la seconde hausse consécutive après celle de 3,9 % appliquée le 1er octobre) et ceux de l’électricité de 2,5 %. De quoi creuser davantage la précarité énergétique.
Hasard du calendrier, la trêve hivernale des expulsions a débuté vendredi soir. Active pour les cinq mois à venir, elle accorde une période de répit aux locataires menacés d’expulsion jusqu’au 31 mars 2015. Cette période suspend également les coupures de gaz et d’électricité en cas de factures impayées. Une initiative obtenue par l’abbé Pierre après l’hiver 54 qui interdit toute expulsion locative, même si le propriétaire a entamé une procédure judiciaire.
L’objectif étant d’empêcher que davantage de personnes incapables de payer leur loyer ou leurs charges (95 % des expulsions sont liées aux impayés de loyers) ne se retrouvent à la rue malgré les conditions climatiques difficiles. Cette trêve donne aussi quelques mois de sursis pour que l’État organise les dossiers de relogement.
Hasard du calendrier également, ce jeudi 6 novembre, les services de l’État en relation avec les associations et les responsables des structures d’accueil réactivent le dispositif hivernal d’hébergement d’urgence plus connu sous la dénomination de « plan grand froid ». Ce dispositif permet d’assurer un accueil d’urgence pour les plus démunis lorsque les conditions météorologiques deviennent hostiles.
Plusieurs mesures sont alors mises en place : augmentation des équipes mobiles et des effectifs du 115, accueils de jour renforcés et mobilisation de capacités d’hébergements supplémentaires.
Coordonné au niveau de la préfecture, le plan est actif du 1er novembre 2013 au 31 mars 2015. L’an passé le PTSH (projet territorial de sortie de l’hiver) a permis de pérenniser les places d’hébergement d’urgence, voire même de les augmenter de manière substantielle (elles étaient passées de 32 à 56, soit une augmentation de 75 %). Mais qu’en sera-t-il cette année les crédits de l’État seront-ils au rendez-vous?
Sachant qu’entre temps la maison relais de la Croix Rouge à Lavelanet a été fermée suite au dramatique incendie du mois de septembre et que la mairie de Pamiers a vendu les anciens locaux de l’école des Canonges qui permettaient d’accueillir les sans-abris… autant de paramètres en prendre en considération.
Sans parler du bras de fer entamé par Emmaüs avec le préfet de l’Ariège. En effet depuis trois ans la structure dirigée par Fabien Paul proposait sept places supplémentaires dans le dispositif d’accueil (4 à St Jean du Falga et 3 à Lavelanet): «ces 7 lits sont à disposition du 115 et servent essentiellement aux hommes seuls, car les structures d’urgence sont trop engorgées par les familles, explique le responsable d’Emmaüs.
Depuis trois ans nous fournissons les repas et proposons 300 à 400 nuitées. Cet accueil est organisé par un compagnon, un sans papier (nous avons eu un arménien, un marocain et un kosovar). En contrepartie l’usage voulait que la préfecture en échange de ces bons services (sachant que nous ne demandons pas d’argent aux services de l’État) accepte de le régulariser à la fin de la saison.
C’est en tout cas ce qui s’est passé avec le préfet Pérez mais depuis son arrivée, Mme Marthien s’est opposée à cette régularisation. Aussi nous avons décidé cette année de retirer les 7 lits du dispositif d’accueil. Nous avons l’impression de ne pas être respectés»
Marc Sanchez et la DASS auraient envoyé un courrier à la préfecture pour essayer d’infléchir la position de la représentante de l’État. La réunion de jeudi risque d’être pour le moins tendue.
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