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CHIVA: 15e jour de grève au service Gynécologie

© midinews 2014

Depuis deux semaines la CGT a déposé un préavis de grève reconductible au niveau du service Gynécologie et le bras de fer avec la direction du centre hospitalier se poursuit dans le cadre de la restructuration de ce service avec un appel à rassemblement jeudi et vendredi, au moment où le conseil de surveillance se réunira.

Le torchon flambe entre la CGT et le directeur, Michel Thiriet. Ce n’est pas nouveau, mais c’est récurrent au grand dam des usagers de l’Hopital public accueillis avec des banderoles, des distributions de tracts...

«Une image de la santé dont on pourrait se passer», précise un cadre qui souhaite rester anonyme.

Actuellement pour la CGT «il faut sauver le service gynéco» qui serait mis en danger par le projet de la direction, «stopper la gestion économique et autoritaire de l’établissement portant atteinte aux conditions de travail, la pérennité des emplois des agents, la sécurité, la qualité des soins»

Dans le même temps le syndicat demande «l’amélioration des conditions de travail», «le recrutement du personnel dans tous les services», «la titularisation et l’arrêt de la précarité » et la « défense et le maintien des avantages acquis statutaires et locaux»... un catalogue revendicatif renforcé par la prééminence de la CGT au sein du CHIVA lors des dernières élections professionnelles.

Surtout que la centrale syndicale entend porter ce mouvement revendicatif et «cette lutte» au-delà de l’enceinte de l’hôpital, mais à l’ensemble du territoire dans «la dynamique de construction d’un front commun».

L’hôpital public n’est pas épargné par les difficultés structurelles. Il y a un an à peine il manquait deux millions dans les caisses du CHIVA et la direction préparait un plan de retour à l’équilibre avec la réorganisation de certains services. À l’époque la direction indiquait ne pas prévoir de suppressions de postes, mais plutôt réaliser des économies sur les dépenses.

Aujourd’hui concernant le service gynécologie, «il n’est pas question de fermeture d’une activité, mais d’un redéploiement et d’une réorganisation qui est le fruit d’un travail pluridisciplinaire.

Les représentants syndicaux ont été invités à ces groupes de travail, mais ne sont jamais venus
» précisait dans nos colonnes la semaine dernière le Dt Jean-Paul Gaestel, chef du pôle des spécialités chirurgicales (voir notre édition du 2 décembre 2014).

Cette semaine le conflit se durcit. Dans son dernier tract la CGT appelle encore à deux journées de mobilisation dans le hall du CHIVA et une occupation des locaux 24/24 heures. Une mobilisation qui s’adresse à l’ensemble des agents.

De plus la centrale dénonce la plainte déposée par la direction pour occupation illégale des locaux de l’hôpital public: «dans ce cadre, le directeur attaque la CGT au TGI pour occupation illégale des locaux! Un comble pour un directeur qui bafoue les textes à longueur d’année!

En attaquant la CGT, il attaque tout ses syndiqués et les valeurs de l’organisation. La CGT est toujours présente à vos côtés, aujourd’hui la CGT a besoin de mobiliser ses syndiqués à ses côtés, face aux enjeux et au vu de nos résultats massifs aux élections.

Il est nécessaire que chacun de nos syndiqués s’engage dans l’action. Je sais que nous avons tous des contraintes, mais je compte sur vous pour tenter de placer l’action syndicale de manière prioritaire dans la période
».

Une situation tendue et un dialogue rompu, incrédients d'un conflit qui s'agrave et dont personne ne peut prévoir l'issue.

Laurence Cabrol | 10/12/2014 - 20:33 | Lu: 14343 fois