Pamiers: opération de contrôle sur le marché de Noël avec les inspecteurs de la répression des fraudes et de la consommation
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Vérification des dates limites de consommation, température de conservation, traçabilité et provenance des articles : les critères des inspecteurs de la direction départementale de la consommation et de la répression des fraudes sont «pointus», car il en va de la protection du consommateur.
Ce jeudi Jean Nicola inspecteur de la direction départementale de la consommation et de la répression des fraudes et Daniel Lafon chef du service consommation contrôlaient les stands du marché de Noël place de la République à Pamiers.
Ces commerçants, installés pour quelques jours, n’échappent pas à la réglementation en vigueur et notamment en ce qui concerne l’exactitude des informations affichées et fournies aux acheteurs, la qualité, l’état de fraicheur et de conservation des produits de bouche.
Les conditions d’hygiène, de conservation sont passées au crible
«Les contrôles ont lieu toute l’année, mais ils ont tendance à s’intensifier en cette période festive, car c’est un temps fort de la consommation […] une des thématiques retenues cette année concerne les contrôles sur les marchés avec les différents stands que l’on peut y trouver de produits non alimentaires (jouets, bibelots, textiles) ou de produits alimentaires locaux sur lesquels nous vérifions que toutes les règles en matière d’information du consommateur sont bien respectées.
Nous contrôlons les aspects de loyauté des transactions, car l’information fournie au consommateur doit être juste et loyale, mais également que les produits qui leur sont proposés soient sûrs»
Il est vrai qu’au niveau des denrées alimentaires les risques microbiologiques sont prégnants avec la douceur des températures et l’exposition à l’air libre.
Il s’agissait pour ces deux agents de contrôler in situ, la conformité des installations et l’état de fraicheur des produits proposés à la vente et notamment vérifier si les conditions d’hygiène, de conservation, tenues à chaud et date limite de consommation des produits étaient bien respectées.
Première halte chez une vendeuse de bonbons au détail. Pas de chance, les prix ne sont pas affichés, ce sera un simple rappel avec la promesse de la commerçante de les afficher avant le soir.
Du côté du producteur — transformateur de canards gras (il transforme ses produits à la Cuma de Montesquieu Volvestre, une référence en la matière), la liste des ingrédients par ordre régressif est là, l’estampille CE ainsi que l’identification du lieu de fabrication, le poids net et la date limite de consommation (DLC) inscrite sur les produits frais et date d’utilisation optimale (DLUO) qui figure sur les denrées non périssables (produits secs, conserves…).
Petite explication de texte : La date limite d’utilisation optimale (DLUO) crée une confusion dans l’esprit du consommateur qui la confond souvent avec la date limite de consommation (DLC).
Un produit peut perdre certaines de ses propriétés (odeur, aspect, goût) une fois sa DLUO dépassée, mais il n’est pas dangereux pour la santé. Conservé à l’abri de la lumière et de l’humidité, un paquet de riz se garde éternellement.
On a bien fait germer des grains de riz retrouvés dans les Pyramides. Supprimer la DLUO permettrait de réduire le gaspillage du côté des consommateurs, mais aussi des distributeurs, qui retirent de leurs rayons des produits encore comestibles.
De plus en plus de magasins se spécialisent dans la vente de ces produits. Ceci montre bien qu’ils sont encore consommables.
Par contre, les inspecteurs sont intransigeants sur le magret cuit fumé qui doit se conserver à 4 degrés. Contre toute attente, direction le frigo !
Parmi les commerçants installés dans ces petits chalets de bois, cette dame qui recycle les saris indiens (notamment les saris de mariage qui mesurent de 4 à 7 m de long) et leur donne une seconde vie : «On peut faire plein de choses : des foulards, des peignoirs ou des paravents. Je travaille en direct avec un artisan sur place et je me rends plusieurs fois par an là-bas !»
Les jouets sont également dans le collimateur des inspecteurs
Il s’agit d’un secteur sensible qui fait l’objet d’un plan annuel.
Tout au long de l’année, ils s’assurent auprès des établissements qui importent des jouets qu’ils respectent les réglementations de sécurité, d’étiquetage et de langue française.
Concernant les jeux, Jean Nicola cherche sur le conditionnement les notices : «il y a bien indication d’emploi en langue française avec la préconisation : destiné aux 3-18 mois et bien entendu l’affichage correct du prix… nous vérifions la sécurité des jouets, l’étiquetage d’information destiné au consommateur aussi bien que l’affichage des normes CE.
Certains jouets sont particulièrement surveillés quand ils sont destinés aux enfants de moins de 36 mois. Ils pourraient ingérer certaines pièces»
A priori le département de l’Ariège est dans la moyenne nationale en matière d’anomalie sur les contrôles : «Il y a quelques petits dysfonctionnements liés à la méconnaissance des gens qui fabriquent ces jouets-là (ce sont souvent de petits artisans locaux) par contre il y a des articles issus de productions plus lointaines, des productions nettement plus importantes qui peuvent présenter de réels dangers.
Nous venons de contrôler un lot d’électroménager avec des résultats défavorables qui vont nous amener à prendre des mesures de retrait» poursuit Daniel Lafon.
Au final un bilan positif : «On voit que les organisateurs font une sélection des exposants en amont, Il y a eu quelques rappels notamment concernant les conditions de respect de stockage pour des denrées alimentaires, mais rien de bien méchant. Globalement les stands sont bien aménagés et les commerçants respectent la réglementation»
Certains font même du zèle en affichant un étiquetage qui ne sera réglementaire qu’en décembre 2016, celui de la valeur nutritionnelle des aliments. Le marché de Noël de Pamiers se poursuit jusqu’au 24 décembre.
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