Grève des médecins libéraux: le département de l'Ariège peu impacté par le mouvement

Des médecins réquisitionnés pour assurer la permanence des soins. Des urgentistes à leur poste, mais avec un brassard «en grève».
Grippe ou gastro-entérite interdites cette semaine. Les médecins libéraux se mettent en grève à partir de ce lundi, jusqu’au 31 décembre. En cette fin d’année, il ne faut pas tomber malade, car les médecins ont décidé de marquer le coup et surtout leur mécontentement en rejoignant celui des professions libérales.
Tous les grands syndicats de généralistes et de spécialistes ont appelé à un mouvement social dur. Pour assurer les soins en ville et même dans les cliniques, les préfets ont dû réquisitionner des médecins.
Ce ne sera pas le cas dans le département de l’Ariège où le conseil de l’Ordre travaille depuis une semaine avec l’ARS et les services de la Préfecture pour veiller à assurer la continuité de l’accès aux soins au cours de cette période.
Le docteur Jean-Pierre Rochet, président de l’Ordre départemental des médecins se veut rassurant. Tout d’abord il rappelle que le conseil de l’Ordre n’est pas un syndicat, il n’a donc pas a appeler à la grève, mais par contre il est responsable de la bonne organisation de la permanence des soins: «nous avons travaillé la semaine dernière avec l’Agence Régionale de Santé pour faire le tour du département et veiller à garantir à toute la population un accès aux soins partout dans le département de l’Ariège.
Toutes les gardes seront assurées sur le département, car les médecins pour la plupart ne sont pas grévistes. Le préfet n’a donc pas eu besoin de signer des ordres de réquisition pour le week-end ou pour les gardes. Et globalement en semaine, la population trouvera à qui parler.
Cependant il y aura peut-être plus de grévistes dans les grandes villes que dans nos campagnes qui ne seront vraisemblablement pas impactées par ce mouvement. Car si le mot d’ordre du conseil de l’Ordre c’est le soutient de ce mouvement de mécontentement, je le répète, nous ne sommes pas un syndicat et nous restons ici en Ariège dans notre rôle».
| La grogne des médecins libéraux face à la loi «Touraine» Les médecins libéraux exigent la réécriture voire le retrait pur et simple du projet de loi santé, dont l’examen par le Parlement est programmé en avril. Ils récusent le tiers payant intégral et obligatoire, les pouvoirs renforcés des autorités régionales de santé, la délégation de certaines tâches médicales aux pharmaciens, sages-femmes et infirmiers. Pour eux, le gouvernement veut «étatiser» le système de santé et affaiblir la politique conventionnelle. |
dans la même rubrique
- Violences conjugales: une formation en direction des professionnels de la santé
- Saverdun: 25% des instituteurs absents à l'école élémentaire Pierre et Marie Curie
- Le conflit s'installe dans la durée à la pharmacie du CHIVA
- Semaine de la presse à l'école: et si on parlait sexualité au collège Pasteur de Lavelanet
- Pharmacie du Chiva: grève illimitée à partir d'aujourd'hui de 13 à 17 h
- Couserans: projet de territoire Action Construction Durable
- Foix: les retraités manifestent à l'appel de l'intersyndicale
- Montgailhard: les Francs-Maçons en congrès
- Démographie médicale en Ariège: les médecins s'invitent dans le débat politique
- Combien de journées de la femme avant l'égalité ? (partie 3)
- Combien de journées de la femme avant l'égalité ? (partie 2)
- Education Nationale: le premier degré récupère trois postes pour la prochaine rentrée en Ariège
- Combien de journées de la femme avant l'égalité ? (partie 1)
- Journée internationale des droits des femmes: une Ariégeoise rencontre François Hollande
- Saint-Paul-de-Jarrat: disponibilité et accueil des intervenants loués lors de la Nuit de l'Orientation
- Journée de la femme en Ariège: mais qu'est ce qui fait courir les Ariégeoises?






