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L'Ariège attire de nouveaux habitants, mais pas partout...

© midinews - Shoky

Avec ses 152.366 habitants officiels (population municipale*), l’Ariège est bel et bien sortie du trio de queue des départements métropolitains les moins peuplés. Selon les statistiques consolidées livrées par l’Insee, la tendance enregistrée ces dernières années est donc confortée.

Pour l’anecdote, le «bonnet d’âne» est coiffé par la Lozère (76.889 habitants), suivie de la Creuse (121.517), des Hautes-Alpes (139.554), du Territoire de Belfort (143.940), de la Corse du Sud (145.429), du Cantal (147.415) et, donc, de l’Ariège.
Ces chiffres sont entrés en vigueur le 1er janvier 2015. Ils ont pour date de référence statistique le 1er janvier 2012.

Quelles autres indications livrent donc ces données statistiques ?

Que, sans surprise, la première commune du département sur le plan démographique reste la sous-préfecture de Pamiers et ses 16.599 habitants, loin devant Foix, pourtant ville préfecture, et ses 10.276 âmes. Senconac ferme la marche avec 9 habitants, juste devant une autre commune de la Haute Ariège, Caychax, 14 habitants.

Une croissance démographique disparate
Surtout, il en ressort que la croissance démographique connaît des disparités notables entre certaines zones du territoire, tel qu’entre la Basse Ariège et le Pays d’Olmes par exemple. Si, en moyenne, l’Ariège a gagné quelque 1.200 habitants par an (soit + 0,8 %/an contre 0,5 % au niveau national), c’est bien l’aire urbaine de Pamiers qui connaît la plus forte hausse avec près de 1,5 % de croissance annuelle.

Dans cette dynamique, les communes de Saverdun et Mazères tirent également leur épingle du jeu : + 90 habitants par an à Saverdun et + 120 à Mazères entre 2006 et 2011 ! L’appartenance à la grande couronne toulousaine et le lien autoroutier de l’A61 suffisent à expliquer cette appétence.

A l’inverse, le secteur de Lavelanet n’enregistre qu’une hausse relative de 0,1 % de sa population. Là, le contexte économique et social joue malheureusement son rôle à plein.

*L’Insee dresse le recensement précis de la «population totale», commune par commune. Cette «population totale» correspond à la «population municipale» (personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensées sur le territoire de la commune) et la «population comptée à part» (personnes hospitalisées, sans domicile fixe, jeune adulte vivant chez leurs parents, etc.)

05/01/2015 - 18:49 | Lu: 34782 fois