Pamiers: faible mobilisation syndicale contre la loi Macron
L’intersyndicale CGT, Solidaires, FSU organisait ce vendredi un rassemblement contre la loi Macron actuellement en discussion devant la représentation nationale.
Une loi «fourre tout» diabolisée par les syndicats qui y voient la continuation des effets pervers de «détricotage des acquis sociaux » engagée depuis plusieurs mois par le gouvernement socialiste.
Les conditions météo n’étaient pas au rendez-vous et la mobilisation au final était plus que modeste, mais la cinquantaine de manifestants présents boulevard de la Libération étaient motivés contre cette loi «scélérate» qui selon eux impactent directement les acquis sociaux.
«Les trois organisations syndicales refusent de cautionner cet assassinat des acquis sociaux», explique Didier Mazin de la CGT qui argumente ainsi: «des effets importants sont à craindre sur les transports avec la mise en concurrence du transport ferroviaire, des éléments importants sont craindre pour la médecine du travail qui perdrait ses prérogatives au profit de la médecine générale, les tribunaux pourraient disparaitre, cette loi permettrait à l’employeur de fixer unilatéralement les critères d’ordre des licenciements.
Il y a un lien à faire avec les négociations échouées autour du dialogue social. Ces deux mesures amènent une régression sociale entamée par la réforme des retraites, l’ANI, la sécurisation de l’emploi, le pacte de responsabilité.
On demande toujours plus d’efforts aux salariés sans contre partie… pour preuve les chiffres du chômage, les 7000 bénéficiaires du RSA en Ariège. C’est pour toutes ces raisons que la mobilisation contre la loi Macron s’impose».
Pour Guillaume Estalrich (FSU) c’est ni plus ni moins: un coup de canif supplémentaire dans le droit du travail
Ce projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques du ministre de l’Économie qui fait hurler au loup dans les rangs des organisations syndicales touche tous les secteurs et devrait selon le représentant de la FSU impacter bon nombre de salariés sous prétexte de lever les verrous de la compétitivité.
«Les femmes vont être particulièrement impactées, car elles sont le plus en difficulté, dans des travaux précaires et le travail le dimanche… elles auront encore moins de protection sociale.
Alors que la société se divise, que les gens vont se réfugier dans leur individualisme (et pourtant on sait que ce n’est pas une solution) il faut au contraire se mobiliser, car c’est l’union qui fait la force, on doit être solidaire, notamment contre la loi Macron».
Une loi qui au final sera certainement vidée de sa substance au regard des amendements présentés devant l’Assemblée nationale.
Cependant ce projet de loi pourrait être une étape importante du quinquennat de François Hollande.
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