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Nettoyage de printemps du syndicat mixte de restauration des rivières de la plaine d'Ariège

© midinews 2014

Au mois de janvier dernier le département de l’Ariège était en alerte orange pluies-inondations.

En ce premier jour de printemps les cours d’eau se sont assagis et la rivière Ariège a retrouvé son lit principal mais il n’en demeure pas moins quelques stigmates qui sont autant d’indices de la violence des récentes intempéries: arbres déracinés du fait d’importants phénomènes érosifs, végétation perturbée, apparition de bancs de sable etc.... d’importants travaux d’abattage ont déjà eu lieu sur le tronçon dit de «Pébernat» de Pamiers à Bonnac.

Ramassage de 350 kilos de déchets tous les 100 mètres

Mais en aval de Pamiers, de curieuses guirlandes ornent encore la végétation des rives et des amas de déchets décorent les berges de la rivière: plastiques, chiffons, pneus, ferrailles… un paysage apocalyptique que le Syndicat Mixte de restauration des Rivières de la plaine de l’Ariège( SYRRPA) a décidé de nettoyer en faisant appel à «Casta» une association d’insertion avec laquelle il est habitué à travailler dans ses missions.

«Le pied de l'ancienne décharge du Turel a été lessivé par l'Ariège, une quantité très importante de déchets plastiques et autres matériaux a été transportéé par la rivière sur plusieurs kilomètres. Ces résidus se sont déposés sur les berges ou sont restés accrochés à la végétation. Depuis le 11 mars les «petites mains» de Casta remplissent des sacs entiers, 400kg de plastiques et textiles par jour et autant de ferrailles, qu’ils évacuent ensuite sur la décharge de Varilhes» indique Franck Ducasse, technicien du SYRRA qui met en avant le phénomène exceptionnel des crues des 24 et 25 janvier 2014.

«La rivière a perdu trois mètres de berges, les arbres étaient déchaussés… notre mission consiste à l’entretien des rives de l’Ariège pour éviter les crues mais également au ramassage des déchets pour donner une meilleure image de notre environnement aux personnes qui pratiquent les sports de pleine nature comme le canoë kayak, aux promeneurs ou aux nombreux pêcheurs qui depuis le 8 mars, date de l’ouverture, fréquentent ce cours d’eau»
Une prise de conscience citoyennePour Lucien Quèbre, président du SYRRPA, outre l’aspect végétation il y a l’aspect visuel et au-delà une prise de conscience de l’incivilité des gens qui jettent tous ces déchets à la rivière:

«Au départ nous avons essayé de traiter des points de vision particuliers mais face au travail à réaliser nous avons choisi de traiter le linéaire dans sa totalité (soit 8km) même si cela à un coût… il faut compter 350 kilos de déchets tous les 100 mètres, c’est assez considérable!»

La rivière est un patrimoine naturel qu’il faut protéger. Protéger des crues par un entretien raisonné et de la pollution par une protection nécessaire et une sensibilisation à l’environnement indispensable pour faire prendre conscience à la population des fragiles équilibres de l’environnement.

Plus d’informations:
http://www.syrrpa.fr

Laurence Cabrol | 20/03/2014 - 19:10 | Lu: 16024 fois