Aides Pac: la confédération Paysanne met la main à la pâte

Malgré leur monté au créneau le mois dernier (une manifestation lors de la dernière session de la chambre consulaire) les représentants de la confédération paysanne de l’Ariège ne s’étant toujours pas fait entendre sur le dossier de la gratuité du conseil permettant de remplir les demandes d’aides PAC, ont décidé d’organiser eux même un programme de formation accessible au plus grand nombre.
Petit rappel des faits
2015 constitue une année charnière pour la déclaration PAC: l’idée étant de mettre en adéquation déclarations et réalités du terrain pour déterminer la surface éligible aux  droits de paiement de base (DPB).

Les contrôles à venir se feront sur la base des déclarations faites ce printemps, d’où l’importance de bien remplir son dossier.

Face à de tels enjeux, David Eychenne, porte-parole du syndicat demandait que la chambre d’agriculture remplisse sa mission de service public, avec des tarifs mieux adaptés.

Car ladite chambre dispense bien des conseils par la voie de ses conseillers, mais ils sont payants.

François Toulis, son président a rappelé qu’il s’agissait «d’une nécessité financière plus que d’un choix politique si les services de la chambre sont peu à peu devenus payants et qu’ils doivent à présent devenir rentables».

Mais quid des agriculteurs qui n’ont pas les moyens d’accéder à ce type d’accompagnement de «première classe» pour les aider à prendre les bonnes décisions? Sur ce point le syndicat majoritaire reste muet. Et ce malgré les incantations des paysans venus demander le 31 mars dernier la gratuité des conseils pour la déclaration PAC.
Aide-toi, le ciel t’aidera
Tant et si bien que la Confédération paysanne a décidé de prendre le taureau par les cornes en organisant jeudi dernier une première journée de formation, destinée à comprendre les arcanes de l’administration de Bruxelles.

Pour ce faire Laura Ginestous, animatrice du syndicat qui s’est formée sur le sujet au niveau national, la DDT, Laurence Marandola et David Huez, membres référents du syndicat ont permis à chacun de s’emparer de sa déclaration PAC en toute autonomie.

Cette première session a été l’occasion d’éclairer les paysans sur les changements relatifs au premier et second pilier de la PAC.

Robert Martin, chef de service à la DDT et Jean-Pierre Castaing, spécialiste PAC à la chambre d’agriculture étaient présents toute cette journée pour livrer les dernières informations, notamment en ce qui concerne l’éligibilité des surfaces en prairies naturelles, parcours et estives.

C’est effectivement sur ces surfaces, majoritaires dans un département d’élevage et de montagne comme l’Ariège, que beaucoup de choses vont se jouer pour nombre d’agriculteurs!

Une deuxième journée aura lieu le 18 mai, au Centre Universitaire de Foix, pour essayer, in situ, sur des postes informatiques, de voir comment saisir les dossiers sur Télépac. Pour des raisons évidentes de disponibilités d’ordinateurs, le nombre de places est limité. La session affiche d’ores et déjà complet!

Une seconde session a donc été fixée le 21 mai afin de répondre aux nombreuses demandes.

A croire que les paysans ariégeois qui ont participé au congrès national de la Conf au Pays Basque le mois dernier ont été inspirés par les initiatives d’ELB avec Euskal Herriko Laborantza Ganbarra.

Rappelons que les membres de la Conf Basque ont créé en 2005 une chambre d’agriculture alternative, car celle de Pau ne répondait pas à leurs attentes. Une idée qui pourrait faire son chemin.

Pour plus d’informations,
David Eychenne
Co-porte-parole de la Confédération Paysanne de l'Ariège
06 47 65 08 33

11/05/2015 - 20:29 | Lu: 44593 fois