Municipales à Saint Girons: meeting de soutien à François Murillo
Ce mercredi soir, le Parti Socialiste avait tellement bien fait les choses pour cette grande réunion autour du candidat à la mairie de Saint Girons, que le salon d'honneur était presque trop petit pour contenir tout le monde.
Pour cette occasion, François Murillo avait tenu à rassembler autour de lui tous ceux qui l'aideront, s'il est élu, à gérer cette commune qu'il décrit «dans un état désastreux»
On comptait donc dans le carré des personnalités: Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général, Henri Nayrou, Député et conseiller général, Jean-Louis Idiard, Député de Haute Garonne, Jean-Pierre Bel, sénateur de l’Ariège, Marc Carballido et Rolande Sassano, respectivement vice-président et conseillère à la Région, Robert Zonch et Raymond Coumes, conseillers généraux, Roger Barrau, Président du Pays Couserans et quelques autres personnalités locales.
De l'autre côté de la salle se tenaient les colistiers, les deux groupes encadrant Jacques Saffon et Myriam Llop, tous deux porte-paroles de la liste, qui animaient la soirée.
Après qu'Henri Nayrou, 29ème sur la liste ait parlé de «reconquête de la ville», François Murillo intervient en deux temps. D’abord le bilan de 13 années de gestion de Bernard Gondran, puis le détail de son programme.
La description du bilan du maire (et accessoirement président de la communauté de communes) sortant est sans surprise.
«La ville s'éteint à petit feu, les rue sont sales, la jeunesse s'en va, l'économie décline, les finances sont en berne, la délinquance et l'incivilité augmentent, le Pays est découragé !» Aussi, déclare François Murillo: «J'ai décidé, désigné par le Parti Socialiste, de me présenter aux élections à Saint Girons»
Né à Seix il y a 59 ans, cet architecte réside à Saint Girons, ville dans laquelle il s'est beaucoup impliqué, notamment au niveau du comité des fêtes depuis 1972.
Son but: «Faire de Saint Girons la fière capitale du Couserans» Ses moyens: «J'ai défini pour cela 5 priorités et 10 leviers»
On retrouve dans ces priorités les grands classiques tels l'emploi et le développement durable, le cadre de vie, et la nécessaire reconquête du centre-ville, mais aussi des thèmes plus «sociétaux» comme la démocratie active et la solidarité inter-générationnelle.
Parmi les leviers et propositions pour demain, on peut relever la création d'un poste d'adjoint «Environnement et Développement Durable», la création d'un Pôle d'Accueil Touristique de Pays, l'aménagement des rues commerçantes en voies semi piétonnes, la création de zones de stationnement en périphérie immédiate, le désenclavement du Couserans par les axes routiers et les transports collectifs, enfin, le renforcement de la collaboration avec la Gendarmerie et les actions du Conseil Intercommunal de Prévention de la Délinquance.
Pour mener ces actions à bien, et outre la relance et/ou la renégociation des différents contrats passés entre la ville, l'intercommunalité, le Pays Couserans, le PNR, le département, la région et l'État, François Murillo mise beaucoup sur une augmentation du nombre d'habitants.
«Nous devons repasser le cap des 7.000 habitants, c'est essentiel !»
Puis il conclut: «Bernard Gondran ne croit plus en l'avenir de Saint Girons. Moi, j'y crois, avec un contrat de progrès pour tous. Nos partenaires peuvent compter sur nous. Nous comptons sur eux, et les Saint Gironnais peuvent compter sur moi et mon équipe»
La transition était parfaite pour laisser la parole à ces partenaires, à commencer par Robert Zonch qui, au nom de ses collègues «apporte un message de soutien des intercommunalités qui cernent Saint Girons»
Constatant que «Saint Girons vit grâce à ses vallées et vice-versa», il réaffirme son adhésion au projet de piscine couverte porté par le Pays et conclut, parlant de Bernard Gondran, «sacré bonimenteur et manipulateur… Il faut sortir le sortant»
Puis c'est Augustin Bonrepaux qui, convaincu que «Saint Girons dépérit, s'étiole, mais a les moyens de redevenir rayonnante», affirme: « Le Conseil Général a la volonté d'aider cette municipalité que vous allez élire !», avant de conclure «Le meilleur atout pour Saint Girons, c'est le projet présenté par François Murillo»
Il revenait à Martin Malvy de conclure en notant que «François Murillo a un discours clair, précis ... ses engagements sont clairs»
Il parle ensuite d'amitié, de confiance, de solidarité avec les territoires les plus défavorisés tels Saint Girons et le Couserans. Mais attention avertit le Président de la Région: «tous les projets doivent porter le sceau du Développement Durable, sinon ils seront rejetés. Notre monde bascule. Nous devons être les meilleurs dans ce domaine»
Concernant les transports: «Nous investissons 50 millions d'€uros dans la gare terminale de Boussens. Cela profitera aussi aux saint-gironnais»
Enfin avec un brin d’ironie: «Bernard Gondran, membre influent de l'UMP en Ariège, c'est courageux! Nous devons donner un avertissement à Nicolas Sarkozy et à son gouvernement. Profitons pour cela des municipales qui sont un moment d'expression politique et démocratique privilégié»
Photo: ©AriegeNews 2008 |