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08/04/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Voyage au c�ur du barrage de Naguilhes en Haute Ariège

 Le Groupe d’Exploitation hydraulique (GEH) Aude-Ariège basé à Tarascon exploite 30 centrales hydroélectriques sur les départements de l’Ariège, de l’Aude et des Pyrénées Orientales.

Il gère également 20 barrages disposant d’une capacité de stockage d’environ 230 millions de m3 pour une puissance de 724 mégawatts et la production moyenne annuelle d’environ 2000 gigawatts/heure soit la consommation d’une ville d’environ 800.000 habitants.

La sûreté des barrages hydroélectriques est une préoccupation majeure et permanente d’EDF car il s’agit d’ouvrages d’art complexes, construits pour durer, ils «vivent et respirent» selon le remplissage de la retenue et des saisons.

Prise en compte dès leur conception et suivie tout au long de leur vie, la surveillance permanente des ouvrages fait l’objet de nombreux contrôles internes et externes à EDF.

Pendant leur exploitation les ouvrages sont surveillés, auscultés et entretenus. Des capteurs permettent de suivre en permanence la bonne santé de l’ouvrage, des mesures sont également réalisées par l’exploitant lors de tournées d’inspection organisées tous les 15 jours.

Les barrages sont placés sous le contrôle d’une Autorité de Sûreté qui dépend du ministère de l’Industrie, la DIGEC et ses représentations régionales, les DRIRE. Aussi chaque année, l’administration  procède à une visite complète de la structure et des organes touchant à la sûreté.

Tous les deux ans la Direction Technique Générale (DTG), unité d’EDF spécialisée dans l’expertise du comportement des ouvrages, réalise à la demande du maître d’ouvrage des rapports d’analyse qui sont également transmis à la DRIRE.

Outre ce suivi régulier, la réglementation française en matière de sécurité de barrages et de prévention des risques fixe l’obligation pour tous les barrages d’une hauteur supérieure à 20 mètres, d’effectuer tous les dix ans une visite des parties immergées de l’ouvrage (partie amont, pied du barrage, vannes de fond, grilles…) sous le contrôle de l’administration.

L’ensemble des mesures de surveillance et de contrôle garantit un très haut niveau de sûreté. Elle permet de détecter tout comportement anormal du barrage dès son apparition et permet de mettre en œuvre les actions correctives.

Cependant, même si le risque d’accident est extrêmement faible (probabilité de 1 pour 100.000 dans le monde), les pouvoirs publics, en liaison avec les exploitants, doivent être prêts à parer à toute éventualité.

C’est l’objet du Plan Particulier d’Intervention «Barrages» et des exercices d’évacuation réalisés ponctuellement comme celui du mois d’octobre dernier effectué au barrage du Soulcem.
(voir à ce propos notre article du 22 octobre 2007)

Du 10 mars au 20 mai, EDF procède à l’inspection décennale du barrage de Naguilhes, un barrage voûte* sur la rivière Gnoles, d’une hauteur de 51m, 43 millions de m3 stockés et 93 hectares de superficie, sur un bassin versant naturel de 118m3.

Construit entre 1955 et 1958 dans le cadre du réaménagement de la chute d’Orlu, en aval d’un ancien barrage datant de 1905, il a été implanté tout contre cet ancien ouvrage, conservé comme batardeau amont lors des travaux.

Situé à 1890m d’altitude, suspendu à près de 1000m au-dessus de la vallée où se trouve l’usine d’Orlu, la retenue est alimentée par un bassin versant propre de 11,8 km2 et par deux galeries secondaires.

Le groupement des vallées d’Ax  (dont le siège se situe à Perles-Castelet ) gère 7 barrages dont celui de Naguilhes et 6 centrales dont celle d’Orlu, mise en service en 1958, alimentée par une chute de 985m.

Cette usine est équipée de deux groupes à axe horizontal (Pelton) d’une puissance totale de 88MW.
Le GEH envisage de l’aménager afin de pourvoir accueillir des visiteurs dans un circuit autour de l’énergie hydro-électrique.

«Le patrimoine industriel a le vent en poupe» explique Christian Caussidery, directeur du GEH lors de la visite organisée sur le site.

«La situation de l’usine d’Orlu, à quelques mètres de l’Observatoire de la Montagne et de la Maison des Loups, permettrait d’expliquer aux visiteurs le cycle de l’eau dans les pyrénées ariégeoises et la fabrication d’énergie renouvelable sans gaz à effet de serre»

Depuis sa mise en service, en 1958, le barrage de Naguilhes a fait l’objet de plusieurs visites et vidanges mais comme l’a précisé Christian Caussidery: «en fin d’hiver le barrage est presque vide, nous avons profité de son cycle naturel pour avoir accès aux parties habituellement immergées, réaliser une inspection détaillée dans les galeries de vidange, dans les locaux vanne de tête galerie et vanne de tête conduite forcée…

Des travaux ponctuels seront réalisés en suivant un planning bien établi. Réfection des enduits et chapes sur les bétons de galerie, mise en peinture de blindage… La maintenance de la centrale d’Orlu est également prévue pendant cette période où l’usine est déclarée indisponible à la production
»

Patrick Jacquet, ingénieur génie civil à l'Unité de Production Sud-Ouest et responsable EDF des chantiers** de Naguilhes, explique qu’une base de vie héberge une vingtaine de personnes du lundi au vendredi soir.

«Compte tenu de la configuration géographique de ce site isolé, on ne peut y accéder que par hélicoptère ou téléphérique. Il faut également approvisionner le chantier en matériaux par voie aérienne.

Sa spécificité avec la problématique avalanche nécessite l’intervention de spécialistes ONF/RTM, garantissant une circulation en sécurité entre les différentes zones de travail. Nous allons donc accéder au barrage par rotation d’hélicoptère au départ de l’usine d’Orlu
»

«C’est le deuxième plus grand barrage des Pyrénées, il arrive juste derrière le Lanoux» précise le directeur du GEH.

Après quelques consignes de sécurité, nous pénétrons dans l’ouvrage par une fenêtre d’accès à la galerie. Après 150m de marche, nous atteignons la galerie usinière (en temps normal, l’eau circule à même la roche) une marche ponctuée par des travaux de génie civil.

Nous cheminons dans 20cm d’eau à la lumière des frontales… «nous sommes exactement sous le barrage, en temps normal il y a à 70 mètres d’eau au-dessus de nos têtes à cet endroit»…avant de ressortir au pied de l’ouvrage, côté lac.

Patrick Jacquet insiste pour se rendre à proximité de la galerie de vidange. «Elle n’avait pas expertisée depuis l’origine du premier barrage, elle date des années 1908… et elle est en parfait état !»

Claude Sanson, responsable du groupement d’usine des Vallées d'Ax ajoute que tous les 15 jours le barrage est inspecté: «si les conditions météo ne permettent pas de sortir l’hélico ou d’actionner le téléphérique, nous chaussons les peaux de phoque …»

*barrage voûte: il est constitué d’une coque en béton courbée, côté convexe dirigé vers l’amont. Ce type de barrage est implanté dans des vallées étroites lorsque les rives sont formées de roches saines et résistantes, car il sollicite beaucoup de résistance des berges. La poussée de l’eau est renvoyée vers les appuis ou les rives.

**Le coût estimé de ces travaux est de l’ordre de 600K€.

Plusieurs entreprises interviennent dans leur domaine lors des différents chantiers prévus:
- Génie Civil : ECM
- Peinture : Grivetto et Lassarat
- Travaux mécaniques : SARL Rodriguez, Ponticelli, CCTP, EDF : EIM Aston
- Service spécialisé sur le risque avalanche : ONF/RTM
- Héliportage: HDF

Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2008
actualites Ariege   auteur: Laurence Cabrol  |  publié le: 08/04/2008
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