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16/09/2008 imprimer envoyer à un ami commentaires(1)
Communiqué de la mairie de Manses: «massacre à la tronçonneuse pour EDF»

 Un malheur n’arrive jamais seul !

Au moment où les campagnes ariégeoises sont atteintes par l’épidémie de FCO, une autre calamité  s’abat sur elles : l’élagage au voisinage des lignes EDF par des «bûcherons»
Sous-traitants et très certainement mal payés, ils détruisent tout sur leur passage, l’essentiel étant d’aller le plus vite possible.

Nous avions été prévenus par le correspondant d’ERDF (filiale d’EDF) lors d’une réunion à Lavelanet, et nous avons reçu en mairie une lettre explicative, annonçant l’élagage, expliquant son importance pour des questions de qualité de service, de sécurité, et donnant les conditions de cette opération : application stricte de l’arrêté ministériel relatif à l’élagage pour les distances (5 m) et l’élimination des grands arbres sous et à côté des lignes, «démontage des rémanents et des houppiers» (personne n’avait compris cette expression).

La lettre précisait en outre les coordonnées de l’entreprise qui avait obtenu le marché.
Cette lettre fut classée et perdue de vue… jusqu’à l’arrivée des bûcherons où on fit tout pour la retrouver !

Du nord au sud de la commune de Manses, sur les communes voisines, partout les mêmes plaintes, partout le même constat: les bûcherons avancent à marche forcée, abattent tous les arbres, n’importe comment.

Ce n’est pas de l’élagage, il faut aller vite, peu importe si les arbres tombent les uns sur les autres, créant d’inextricables chablis, si les arbres détruisent au passage les clôtures, ou bloquent un chemin, ou bouchent un ruisseau.

Ici c’est un petit pommier couvert de belles pommes, dont la taille ne menaçait pas la ligne puisque ses propriétaires l’élaguaient régulièrement.
Là c’est un bel arbre planté dans un parc.

Ailleurs, une clôture grillagée toute neuve est complètement arrachée.
Partout de beaux arbres, chênes ou châtaigniers centenaires sacrifiés sans état d’âme.

Il faut aller vite disent les bûcherons: «le patron ne veut pas qu’on perde du temps en coupant les branches, çà va plus vite en coupant à la base, on ne peut pas faire autrement, c’est la réglementation, c’est le cahier des charges…»

Et ils reprennent vite le travail, escaladant les propriétés privées, pénétrant partout et abattant tout avant même que le propriétaire concerné puisse dire quoi que ce soit.

Ils disent couper à la base mais en fait ils coupent où ils peuvent : à ras, à un mètre de haut, ou à deux mètres, en laissant des «sifflets», en laissant parfois des arbres menaçant la ligne sans raisons…

Comme dit un habitant des Bessous à Mirepoix: «c’est un véritable tsunami qui s’est abattu chez nous, ils travaillent comme des sauvages»
Un voisin agriculteur s’étouffe de colère : tous les arbres abattus jonchent la parcelle de maïs qu’il doit ensiler la semaine prochaine… Etc. etc.

Nous téléphonons au responsable de l’entreprise (Engelvin à Mende) qui fait toujours la même réponse: «Nos bûcherons travaillent correctement et laissent des chantiers propres, je ne comprends pas, vous êtes les premiers à vous plaindre, c’est la réglementation, il y a eu trop de laissez aller par le passé, et maintenant il y a des incidents sur les lignes et même des accidents mortels, donc il faut couper à ras pour anticiper la pousse des arbres», etc., etc.

Si nous insistons, il nous accuse de perdre notre sang-froid mais finit par nous lâcher que c’est un sous-traitant qui fait le boulot et qu’il va lui demandera de venir voir sur place…

Le sous–traitant finit effectivement par passer, et après moult palabres promet de revenir ranger les arbres, les branches, dégager les chemins, les clôtures, etc.
Il paraît même qu’il propose parfois de faire le travail moyennant un complément de salaire de la main à la main.

A ce jour pas une de ces promesses n’a encore été tenue !
Probablement parce que les ouvriers, payés au lance-pierre, n’ont pas intérêt à perdre du temps pour revenir sur les chantiers «achevés»

En se renseignant auprès de différents interlocuteurs, nous avons appris:

- que EDF est organisé en plate-forme d’achat régionales qui, pour comprimer les prix, concluent les marchés d’élagage sur des régions entières avec le «moins disant» ;
- que l’entreprise qui a remporté le marché pour notre région est basée en Lozère et qu’elle fait appel à une cascade de sous-traitants pour effectuer le travail ;
- qu’en bout de chaîne, les bûcherons, la plupart du temps étrangers à notre département, ne sont pas formés aux techniques d’élagage, sont payés une misère et sont contraints de travailler vite et mal ;
- qu’en réalité la réglementation stipule «démontage des rémanents et des houppiers», c’est à dire tronçonnage et débitage des arbres et des branches, et rangement des bois laissés à la disposition des propriétaires, les branches étant rangées en tas pour ne pas créer de gêne au passage.

Il y a une logique à ce désastre: c’est qu’EDF n’est plus le service public que nous avons connu. Depuis l’ouverture du secteur électrique à la concurrence décrétée par l’Union européenne, il est concurrencé par GDF, SUEZ, Direct énergie, POWEO, etc..

C’est la logique de la concurrence, de la compression des charges et du low-cost qui s’impose à EDF, la même logique qui sous-tend toute l’économie mondialisée et les délocalisations.
Et aujourd’hui ce low-cost signifie «basse qualité», demain il sera «basse sécurité»

La réglementation européenne n’interdit pas les cascades de sous-traitants qui se rejettent la responsabilité du sale boulot les uns sur les autres. En règle avec l’Europe, EDF semble se ficher éperdument des conséquences environnementales de ses opérations d’élagage !

Car ces coupes de sauvage ont pour conséquence : la suppression d’arbres qui ont valeur de patrimoine, le bouchage de ruisseaux qui déborderont à la première crue, la création de zones en forêt où il sera impossible et dangereux de pénétrer pour débiter les arbres, donc des ronciers inextricables à terme avec  risques d’incendies, etc.

Le plus triste, c’est qu’EDF paye «des fortunes» pour des pages de publicité dans les magazines et des spots à la télévision vantant son souci de l’écologie, de l’environnement et du développement durable !

Mais pour le «tsunami» ariégeois, c’est lui le donneur d’ordres, c’est bien lui le responsable. Si l’entreprise qui a obtenu le marché ne présente pas les compétences requises pour faire du bon travail c’est à EDF de se retourner contre elle, pas à nous !

Ici à Manses, les propriétaires ne décolèrent pas et sont prêts à créer une association de propriétaires lésés par ces abattages, tandis que quelques forestiers soucieux de l’environnement murmurent que ces élagages scandaleux se multiplient et que seules des actions en justice pourraient stopper cette calamité…

Calamité qui n’a rien de naturelle !
C’est la course au «low cost» qui est en cause !

Face à cet aspect inacceptable de l’évolution des services (EDF aujourd’hui, demain La Poste, France Telecom Orange, etc.) vers la concurrence, il faut que les propriétaires qui souhaitent réagir contactent leur mairie pour se regrouper au niveau communal et engendrer un mouvement de protestation à hauteur des dégâts constatés.

Par email, Mairie de Manses
actualites Ariege   publié le: 16/09/2008
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