La Société Centrale d’Eclairage (SCE), spécialisée dans l’éclairage contemporain, est actuellement dans la tourmente: le tribunal de commerce, par décision du 26 septembre dernier, l’a mise en situation de liquidation judiciaire avec continuité d’activité jusqu’au 12 décembre 2011 en vue de recherche d’un repreneur.
Ce matin, le comité d’entreprise s’est tenu en présence de Maître Fourquier, administrateur judiciaire et le responsable du cabinet Secafi Alfa spécialisé dans les audit et le reclassement des salariés qui les accompagne dans cette épreuve.
L’ordre du jour tournait autour des repreneurs potentiels. A priori six sociétés se sont déjà fait connaître: «seulement pour avoir des renseignements sur l’entreprise mais nous n’en saurons pas davantage avant le 14 novembre» indique Emmanuel Cazalot, délégué CGT.
«A chaque étape, Maître Fourquier s’est engagé à nous communiquer les éléments en sa possession. Le CE étudiera chaque proposition des repreneurs pour voir quelle est la meilleure pour les salariés: nous voulons conserver les emplois et les savoir-faire sur place»
Paradoxalement, l’entreprise a rempli pour les deux mois à venir son carnet de commandes: «même dans les meilleurs moments avant la crise nous n’en avions pas autant!
Notre problème, c’est la trésorerie, elle est calculée au jour le jour, revue à la baisse pour permettre le paiement des salaires et celui des fournisseurs qui nous livrent au compte goutte en matières premières […]
La crise a considérablement fragilisé notre trésorerie, le montage financier par LBO a contribué fortement à l’affaiblir» poursuit Emmanuel.
«Nous avons peur d’une liquidation sèche au 12 décembre, s’il n’y a pas de repreneurs avérés […] Sur les six propositions actuelles nous avons espoir d’en voir arriver une ou deux à terme avec offres écrites à l’appui […]
Nous serons très vigilants, nous étudierons toutes les propositions et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que les salariés soient maintenus dans l’emploi»
Pas de fatalisme pour les salariés de la SCE qui n’entendent pas baisser les bras.
Ils organisaient à 17h une réunion publique avec les élus du canton, bien déterminés à transmettre un message fort à la direction et aux pouvoirs publics.
Jean-Claude Courneil, maire de Lézat, espère lui aussi un repreneur.
Sur les 65 CDI et les 3 CDD de la SCE, il n’ose imaginer les répercussions qu’auraient ces pertes d’emplois sur les commerces et sur l’économie locale: «certains n’ont pas de permis de conduire, d’autres sont divorcés et puis la période n’est pas florissante pour retrouver un emploi […]
L’Ariège avec ses 10% de chômeurs est depuis longtemps dans le rouge [...] ce serait une véritable tuile pour nous»
De son côté, Bruno Josse le PDG de la SCE reste confiant, l’outil de travail est là, le savoir-faire aussi: «nous avons des atouts, des produits attractifs bien positionnés sur le marché, le savoir-faire des salariés, un outil de production même s’il faut réaliser quelques investissements.
Jusqu’au 14 novembre, nous essayons de construire des projets qui pourraient assurer la pérennité de l’activité.
Sur les six candidats déclarés à ce jour, j’ai été en contact avec la moitié, il y a des particuliers, des industriels […] parmi eux il y a quelqu’un qui ferait sens» Mais nous n’en saurons pas davantage.
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