Hier soir avait lieu à la préfecture de Foix, une cérémonie officielle de remise de décrets de naturalisation.
Un moment émouvant pour les soixante-seize récipiendaires venus en famille assister à cette cérémonie solennelle.
Ils sont d’origines algérienne, péruvienne, marocaine, cambodgienne, bulgare, angolaise, portugaise, albanaise… et malgré ces disparités culturelles ils ont un point commun: tous ont fait le souhait de rentrer dans la communauté nationale.
Certains sont en Ariège depuis plus de trente ans et cela ne change pas grand-chose au quotidien.
D’autres ont fait un choix réfléchi, celui d’accéder à la nationalité française avec sa part de droits et de devoirs. Mais pour tous, la démarche paraît naturelle.
Pourtant il faut manifester une forte motivation pour aller jusqu’au bout de la procédure, l’effort de constituer un dossier compliqué, de se soumettre à une enquête et à des entretiens. Attendre ensuite de longs mois la décision du ministère qui entérine ou pas ce volumineux dossier.
Mais à partir de janvier 2012, les conditions de naturalisation vont encore se renforcer.
En effet, deux Décrets et un Arrêté ministériel du 11 octobre 2011 sont venus préciser le niveau de connaissance de la langue Française qui sera exigée des candidats à la nationalité française.
Ce «niveau minimal de français» désormais requis pour obtenir la nationalité correspond au niveau de fin de scolarité obligatoire, la maîtrise orale du langage pouvant suffire.
Les candidats à la nouvelle nationalité devront fournir un diplôme attestant de leur connaissance du français.
Il est précisé qu’«à défaut, il faudra produire une attestation de niveau de langue fournie par des organismes qui seront agréés par le ministère de l'Intérieur»
Les frais engagés, entre 95 et 155 euros, seront à la charge des étrangers.
A noter qu’actuellement l'évaluation se fait lors d'un entretien dit «d'assimilation» entre le postulant et un agent de préfecture.
Dans le département de l’Ariège 144 personnes ont été naturalisées en 2010, dont 28 par mariage et 116 par décret (contre 20 000 par mariage et 90 000 par décret au niveau national).
Selon le quotidien économique Les Echos, on estime à un million le nombre d’étrangers présents sur le territoire national, ne parlant pas le «français»
Cette procédure exige une maîtrise de la langue est déjà en vigueur dans certains pays de l’Union Européenne.
Pour en savoir plus:
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/immigration/loi-immigration-integration-nationalite/view
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