Un débat sans vote aura lieu mercredi au Parlement sur la situation au Mali, a annoncé Jean-Marc Ayrault à l'issue d'une réunion de deux heures avec les principaux responsables parlementaires dominée par l'unité sur le principe de intervention lancée par l'exécutif.
Jean-Marc Ayrault a précisé devant la presse que ce débat s'ouvrirait à 15H00, simultanément à l'Assemblée nationale et au Sénat, lui représentant le gouvernement dans la première chambre et Laurent Fabius (Affaires étrangères) dans la seconde.
Le Premier ministre a indiqué avoir exposé devant les parlementaires le "triple objectif" de l'opération militaire française.
Le premier est d'"arrêter l'offensive des groupes terroristes. Nous leur avons déjà porté un coup d'arrêt à l'est, nous portons maintenant notre effort à l'ouest du Mali".
"Le deuxième objectif, a-t-il poursuivi, est de préserver l'existence de l'Etat malien et de lui permettre de recouvrer son intégrité territoriale et sa totale souveraineté".
"Il faut enfin préparer le déploiement de la force d'intervention africaine autorisé le 20 décembre dernier par le Conseil de sécurité de l'ONU", a indiqué Jean-Marc Ayrault.
Le Premier ministre a réaffirmé que la France "agit à la demande du président du Mali et dans le respect de la charte de l'ONU" et que "plusieurs de nos partenaires nous ont apporté leur appui", tandis que "l'Allemagne a exprimé sa disponibilité".
Jean-Marc Ayrault a assuré d'autre part que le gouvernement était "conscient des risques" que les opérations armées au Mali faisaient peser sur les otages français au Sahel mais que "ne rien faire" n'aurait pas contribué à leur libération.
Plusieurs des participants à la réunion de lundi soir ont insisté devant la presse sur une nécessaire union nationale face à la situation actuelle.
"Il est clair qu'il y aura une unité complète sur la décision qui a été prise par le président de la République de réagir en urgence contre la descente des terroristes et des islamistes sur Bamako", a déclaré Pierre Lellouche, qui représentait le groupe R-UMP à l'Assemblée.
"Nous avons rappelé au Premier ministre le soutien dans la lutte contre le terrorisme et le soutien aux soldats français quand ils sont au feu", a déclaré dans le même sens le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob.
"L'objectif, c'est de recouvrer l'intégrité (territoriale) du Mali", a-t-il ajouté.
"Il y a l'unité nationale, elle est totalement acquise", a assuré aussi Jean-Louis Borloo, le président du groupe de l'UDI à l'Assemblée.
Il a été évoqué lors de la réunion que "tant au niveau européen qu'avec nos alliés américains et canadiens, mais aussi en Afrique, il y a la possibilité d'avoir des soutiens dès maintenant, dans les jours ou semaines qui viennent, pour que ce ne soit pas la France seule qui soit engagée", a dit pour sa part François de Rugy (EELV).
"Nous soutenons les objectifs de fond de cette opération qui vise à éviter, à la fois la désintégration du Mali par des guérillas islamistes et d'autre part la déstabilisation de la région qui aurait suivi. Et on sait que dans ces cas-là, les jours comptent", a-t-il ajouté.
Les guérillas islamistes "se préparaient à une offensive très importante vers le sud, y compris la capitale Bamako", a-t-il poursuivi.
Interrogé sur le nombre d'hommes engagés dans l'opération, François de Rugy a répondu qu'il y avait "d'ores et déjà plusieurs centaines d'hommes", qui seraient "rejoints par d'autres"
Outre les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, les socialistes Claude Bartolone et Jean-Pierre Bel, Jean-Marc Ayrault avait convié les présidents des groupes, ainsi que ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux chambres. Les ministres de l'Intérieur et de la Défense, Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian, étaient également présents.
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