«Quoi! vous n’avez pas de tomates en février !?» ou «ils sont traités vos légumes bios ?»
Les questions glanées par le maraicher Fabien Fournier (installé à Dun) sur le marché de Balma montrent à elles seules tout ce qu’il reste à faire en matière de communication.
L’agriculture biologique a encore du pain sur la planche pour se faire connaitre, elle, ses principes, et ses méthodes.
C’est ce qu’ont bien compris les membres du Civam bio 09, qui ont décidé de mettre le paquet sur la communication, lors de leur dernière assemblée générale qui s’est tenue fin février.
L’occasion d’en savoir plus sur cette association, qui défend bec et ongle l’agriculture biologique en Ariège, ainsi que toute la philosophie de travail qui avec.
«Sur les 300 agriculteurs bio du département, plus de la moitié sont adhérents au CIVAM» explique Corinne Amblard (technicienne, spécialisée dans la filière viande).
4 techniciens spécialisés sur le terrain (dont une coordinatrice), un conseil d’administration, des missions bien précises: depuis sa création, la structure (installée à Labastide-de-Sérou) s’est solidement implantée.
Et elle a aujourd’hui des missions diverses.
Parmi elles, le fait d’aider les filières à se développer, à trouver des débouchés, à organiser des projets collectifs de vente pour écouler les productions.
Sans oublier les formations proposées par l’association aux agriculteurs. Ou encore l’aide à l’installation de nouveaux venus.
En 2011, 11 agriculteurs ont été suivis par le Civam dans leur installation.
Puis il y a l’aspect technique, «on a un réseau de fermes témoins qui montrent ce que font techniquement et financièrement les agriculteurs. Cela permet de diffuser des compétences à ceux qui souhaitent se convertir» précise Corinne Amblard.
Pour se passer de pesticides, d’engrais et de médicaments chimiques, les agriculteurs en bio sont obligés de développer des pratiques innovantes. Cela passe par l’emploi d’engrais verts, le recyclage des matières organiques naturelles, la rotation longue des cultures, ou encore par des traitements homéopathiques ou le choix d’espèces rustiques pour l’élevage. Des choses qui ne s’improvisent pas.
Fabien Fournier fait parti des 5 «fermes témoins» ariégeoises. La transmission des connaissances est selon lui une nécessité pour étendre l’agriculture biologique.
Cela permet de «montrer aux agriculteurs (en conversion ou pas) notre savoir-faire et nos techniques: comment on sème, comment on récolte, comment on organise nos circuits de vente...»
«On peut avoir une agriculture saine et efficace à la fois !» insiste le passionné.
Enfin, si l’agriculture biologique doit trouver sa place du côté des agriculteurs, le travail est aussi à mener du côté des consommateurs.
Et selon Corinne Amblard, il faut «arriver à faire un produit qui soit en adéquation avec ce que veulent les consommateurs, tout en leur faisant faire un pas vers nous aussi.
Il faut aussi qu’ils prennent conscience qu’un produit bio a une saisonnalité, parfois un aspect visuel différent»
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