A l’heure où l’on parle beaucoup de renouvellement des générations dans une agriculture vieillissante, aux soucis que rencontrent les jeunes agriculteurs qui cherchent des terres pour s’installer, Sophie Alzieu, 25 ans, ingénieur agricole vient de réaliser son souhait le plus cher, celui de devenir éleveuse en Haute-Ariège.
Avec des parents vétérinaires, cette jolie brune a naturellement baigné toute sa jeunesse dans l’élevage avant de s’orienter vers des études agricoles (ENITA de Bordeaux, option production animale puis marketing agroalimentaire à Toulouse).
Son expérience professionnelle l’a conduite dans le commercial, puis elle est devenue animatrice pour les jeunes agriculteurs du Cantal avant de revenir au pays et travailler à l’Association Ariègeoise des Eleveurs Bovins (AADEB).
Le temps de murir son projet professionnel car depuis sa tendre enfance elle rêve d’être éleveuse: «dans un premier temps je pensais me lancer avec des bovins mais étant seule sur l’exploitation c’est plus difficile à manipuler, s’il y a un vêlage difficile tout se devient plus compliqué!
Et puis je voulais revenir en Haute-Ariège et je me suis dit qu’il serait plus facile pour moi d’avoir des brebis, un troupeau transhumant»
Profitant d’une opportunité, M. et Mme Gomes, éleveurs depuis trente ans sur la commune d’Ussat les Bains partaient à la retraite, Sophie s’est présentée pour la reprise de l’exploitation et la voilà depuis le mois de janvier 2012 à la tête d’un troupeau de 250 brebis, des tarasconnaises, une race locale réputée pour sa rusticité.
«J’avais une affection particulière pour ce coin car mes grands-parents sont originaires d’ici.
J’ai décidé de poursuivre la tradition des élevages transhumants, mes brebis continueront à estiver à Porta dans les Pyrénées Orientales»
Cette jeune éleveuse a préféré louer les terres utilisées par ses brebis pour dans un premier temps limiter les investissements: «le parcellaire est très morcelé sur ce versant, j’ai préféré différer l’achat des terres préférant plutôt rénover la bergerie pour l’adapter à mon mode de fonctionnement»
Entre les prêts bonifiés, les crédits d’installation et quelques économies, Sophie a réussi a démarrer son projet d’installation.
Elle vend une partie de sa production à la coopérative et face à la demande, en consacre également une partie à la vente directe.
Les brebis de 5-6 ans sont quant à elles vendues comme reproductrices.
Il faut certes un peu de temps pour savoir si l’activité est rentable mais la première étape de son projet est réalisée… et elle ne compte pas en rester là.
Il y a fort à parier que l’on retrouve ce printemps Sophie à la traditionnelle foire de Tarascon, avant la montée aux estives.
| L’installation en quelques chiffres -En Ariège 2011: 35 2010: 27 2009: 34 -En Midi-Pyrénées 2011: 394 2010: 423 2009: 425 |
- Ariège: plus de la moitié des isards décimés par la maladie?
- Le collectif «On veut pas la boucler» contre le puçage électronique des animaux
- Elections à la Chambre d'agriculture: la liste d'union FDSEA/JA en tête
- Saison 2012-2013: tableau de chasse historique en Ariège
- Expérimentation à l'estive du Prat d'Albis: les animaux bientôt tracés par GPS
- L'agneau noir Suffolk: des prés salés du Mont St Michel aux prairies de Basse-Ariège
- Safer et communauté de communes de Pamiers: pour une maîtrise générale de l'emprise foncière sur...
- Les petits Ariégeois posent un autre regard sur la Biodiversité
- Montgailhard: l'AMAP «Les paniers du Pic» tisse sa toile sur internet
- Quand la gestion des rivières associe l'insertion professionnelle
- Elections à la Chambre d'Agriculture de l'Ariège: les candidats en campagne
- Le Border Collie, un auxiliaire précieux dans le travail de l'éleveur

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





