On parle beaucoup de la hausse du prix des céréales qui pénalise le revenu des agriculteurs. Une des alternatives aujourd’hui mise en avant est la bonne gestion des pâturages, dont l’Ariège ne manque pas.
Sur l’exploitation de Christophe Massat à Madiere (installé en élevage depuis 1991), un travail technique a été mené avec la chambre d’agriculture de l’Ariège pour mieux valoriser les prairies de son exploitation de 88 hectares.
Une journée portes ouvertes vient d’être organisée pour mieux faire connaitre ces procédés, qui ont des avantages techniques mais aussi économiques.
«Nous avons expérimenté le système du pâturage tournant» explique l’éleveur.
Concrètement, il s’agit de faire tourner les animaux sur différentes parcelles, en ne les laissant pas trop longtemps au même endroit pour laisser à l'herbe le temps de se renouveler.
Tout cela demande une certaine organisation, avec notamment un calendrier de pâturage à l’année. Il faut aussi prendre en compte la météo ou encore la pousse de l’herbe.
Sur ses terres, Christophe Massat a 16 hectares de prairies «temporaires» (avec du sorgho, de la luzerne et de l’avoine), mais aussi 56 hectares de prairies permanentes.
Bilan pour les animaux? «une meilleure croissance et une bonne santé en général. L’herbe fraiche est ce qui a de meilleur!»
Au niveau économique, le calcul est vite fait, «j’ai économisé 1500 euros d’aliments (en 70 jours) en mettant les animaux à l’herbe»
«C’est vraiment un potentiel à valoriser sur chaque exploitation» explique Stéphanie Raffoux, technicienne fourrage pour la chambre d’agriculture de l’Ariège, «quand les animaux vont sur une prairie, ça coûte beaucoup moins cher à l’éleveur que s’il doit commencer à récolter du foin»
Mais il y a encore un travail de pédagogie à faire, «autant sur les aspects techniques liés aux cultures, les gens savent qu’il y a des itinéraires à suivre. Autant sur les prairies, on a tendance à récolter ce qui pousse. C’est dommage»
Avec l’augmentation du prix des céréales, la bonne gestion des pâturages est une évidence.
Pour la technicienne, «au lieu d’aller acheter des céréales, on peut faire aussi bien avec de l’herbe en la gérant comme il faut»
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