C’est bien connu, à Mazères on cultive un certain art de vivre et de bien vivre, du mois d’avril avec la foire de printemps qui ouvre les hostilités jusqu’au mois de décembre avec la traditionnelle foire au gras, tout est prétexte à faire la fête.
Dimanche matin, le soleil était au rendez-vous de la 33e foire de printemps de Mazères. Une foire commerciale, artisanale mais surtout agricole.
Et les professionnels ne s’y trompent pas, ils viennent de loin, de très loin même, pour acheter les plus beaux fleurons des races rustiques élevées en Basse Ariège.
«C’est la seule foire pour la viande ou le bœuf boucherie du département… car si pour la viande haut de gamme les prix ont peine à décoller, il est vrai qu’ici on reconnaît notre travail et la qualité de nos bêtes» indique un éleveur du Couserans qui ne manque jamais ce rendez-vous.
La foire de printemps s’inscrit désormais dans la tradition des grandes foires nationales à l’image de Baraqueville, Parthenay ou les Monts d’Aubrac.
«Depuis 4-5 ans, nous présentons des animaux de qualité, toutes les races sont représentées. Une viande de qualité faite dans de bonnes conditions sanitaires, alimentaires.
Ce savoir-faire est apprécié, c’est important qu’il soit bien rémunéré car l’élevage n’est pas un métier facile. Il y a de très bon éleveurs en Ariège, il faut qu’ils puissent continuer à travailler dans de bonnes conditions» explique Alain Rivière, éleveur en Pays d’Olmes et organisateur des enchères de la Foire.
Les quatre plus belles bêtes de la foire (blonde d’Aquitaine, gasconne, limousine et bœuf gascon) sont parties pour des bouchers de Toulouse, Gimont ou Narbonne.
Parmi les acheteurs André Trigano qui a fait l’acquisition d’une limousine de près de 500 kg destinée aux cantines de Pamiers, Saverdun, Mazères et de la communauté de communes du Pays de Pamiers.
Parmi les stars de cette foire de Printemps, les gasconnes, notamment Vaillant un taureau du GAEC du Marinat (La Bastide de Sérou), qui s’est distingué lors du dernier salon de l’Agriculture de Paris: «à Paris il pesait 1287 kg mais actuellement c’est la saison de monte, il a perdu 180kg, c’est bien connu il vit d’amour et d’eau fraîche !» précise son propriétaire.
Pour Jean-Pierre Gajan, responsable du groupe Gascon et de la station de Villeneuve du Paréage, le travail réalisé depuis plusieurs années porte enfin ses fruits.
En effet depuis Paris, les commandes se concrétisent: des Etats-Unis au Maroc en passant par la Grande Bretagne ils sont nombreux à s’intéresser à cette race rustique, rentable et facile à élever: «la semaine dernière nous avons reçu dans le département un agriculteur américain propriétaire de 250 000 ha et deux ranch; il a décidé d’en consacrer un à la race gasconne […]
Nous avons aujourd’hui des débouchés pour toute la gamme, en partant de l’embryon jusqu’au broutard ou à la femelle d’élevage»
Toute la journée, les nombreux visiteurs ont pu découvrir produits du terroir, métiers anciens et vieux tracteurs.
- Une pétition internationale en faveur de l'ours dans les Pyrénées
- Saint-Girons: Nourriture en partage
- Ours dans les Pyrénées: un chiffre stable à la fin 2012
- Dernière ligne droite avant les transhumances en Ariège
- Foire de Tarascon: tradition et pastoralisme au carrefour des vallées
- Le «Galavard» du Terrefort, une valorisation réussie de la filière porcine locale
- Eco-pâturage à Foix: des moutons d'Ouessant pour une expérimentation écologique de la tonte
- Pour le syndicat apicole ariégeois, le moratoire de 2 ans interdisant certains pesticides n'est...
- Météo: les cultures accusent le coup et les maraîchers broient du noir
- Roumengoux: asperges blanches et vertes sont de saison au Panier de Séverine
- La Chambre d'agriculture de l'Ariège attend beaucoup de son entretien privilégié avec Jean-Marc...
- Assemblée Générale des chasseurs de l'Ariège: «ras le bol d'une réglementation environnementale...


















fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





